Affaire Wissam El yamni tué par plusieurs policiers à Clermont Ferrand

Communiqué de presse 

La famille d’un jeune mort lors d’une interpellation policière dans le désarroi face à un nouveau revers

Alors que le monde entier porte son attention les crimes policiers aux Etats-Unis et s’accorde pour dénoncer les dysfonctionnements systémiques au sein de la police américaine, les familles de victimes au cours d’interpellations en France essuient un nouveau revers.

Mardi 28 avril 2015, la famille El Yamni, dont le fils Wissam décédait après être tombé dans le coma au cours d’une interpellation à Clermont-Ferrand dans les premières heures du 1er janvier 2012, a reçu les conclusions du collège d’experts nommés dans leur affaire.

Tant attendu pour rétablir les faits constatés par le Chef du Service de Cardiologie et le Chef du Service Anesthésie et Réanimation du CHU de Clermont-Ferrand, le rapport se contente au contraire de réaffirmer la thèse d’un médecin légiste de Poitiers, ville où exerçait par ailleurs le Procureur de Clermont-Ferrand auparavant. Selon le rapport, Wissam El Yamni, 30 ans, serait donc mort d’un arrêt cardiaque dû à une consommation de drogues, « toute autre hypothèse » - notamment celle, avancée par les experts du CHU, de la strangulation par la ceinture qu’il portait ce soir-là et qui n’a jamais été retrouvée, – « étant écartée », sans plus d’explication. `

L’affaire pourrait ainsi être classée.

Cette nouvelle tombe comme un couperet pour la famille, qui, face aux émeutes suivant la mort de Wissam, avait appelé au calme, et à faire confiance à la Justice. Les contradictions entre l’enquête de l’Inspection Générale de la Police Nationale et celle du médecin de Poitiers avaient mené la famille El Yamni à commander l’expertise indépendante auprès du CHU de Clermont-Ferrand. Celle-ci démontrait l’impossibilité d’une corrélation entre une infime trace de drogue dans le sang et un arrêt cardiaque, réaffirmant en revanche les traces évidentes d’une strangulation. C’est suite aux conclusions de cette expertise que le Procureur Général de Clermont-Ferrand avait annoncé, le 10 janvier 2014, qu'un Collège d'Experts entamerait une nouvelle enquête, dont les résultats seraient rendus dans les six mois.

Cette première victoire qui avait donné aux proches de Wissam le sentiment d’une justice possible a un goût amer aujourd’hui. Pour Farid El Yamni, frère de la victime, « un an et demi plus tard, ces conclusions nous donnent tort. Pas dans les faits, mais dans notre appel à faire confiance à la Justice. Lorsque nous voyons la famille de Freddie Gray appeler au calme et à laisser la Justice faire son travail, cela nous prend aux tripes. Nous avons envie de hurler ‘non, laissez faire ces émeutes qui émeuvent le monde entier, et ne comptez que sur vous-mêmes pour faire condamner ses meurtriers !’. Parce que nous savons désormais que la Justice ne protège pas les gens comme nous. Elle protège ceux qui les tuent ».

Article sur les détails de l’affaire : http://www.mediapart.fr/…/mort-apres-avoir-ete-interpelle-b…

Commémoration de la mort de Amine  Bentounsi Le 2 mai 2015 a 14h30 départ de la gare de Noisy le sec au tribunal de Bobigny.

Voilà déjà 3 ans que mon frère Amine a été tué d'une balle dans le dos par un policier Damien Sabounjian à Noisy le sec le 21 avril 2012.
Damien Saboundjian a été mis en examen pour homicide volontaire, son avocat Merchat  (avocat des policiers dans la mort de Zied et Bouna) plaide la légitime défense comme dans toutes les affaires ou des policiers sont responsables dans la mort d'une personne c'est leur premièr argument systématiquement.
En octobre 2014 nous avons appris la requalication des faits d'homicide volontaire"  à "violence volontaire ayant entraîné la mort sans l'intention de la donner" ce changement s'appuie sur un expert en balistique qui dit " qu'un homme aurait pu se retourner en 1 fraction de seconde et mettre la vie de ce policier en danger.
Dans cette affaire nous avons malheureusement pas eu l'aide de la vidéo comme aux "États Unis mort-walter-scott-famille-somme-police-americaine-rendre-comptes", pour démontrer que ce policier a abattu mon frère volontairement, il est comme même révoltant que les familles doivent se battre avec acharnement pour demander justice quand il s'agit de policiers mis en cause, malgré tous les témoignages et les éléments à charge contre ce policier.
La déqualification des faits nous laisse un goût amer, néanmoins ce policier sera traduit devant les assises et sera jugé par un juré populaire au tribunal de Bobigny, En attendant son procèsi il a obtenu sa mutation dans la région de Grenoble dont il est originaire suspendu de ces fonctions mais continue a percevoir son salaire par le ministère de l'intérieur, à la suite des pressions faite par les syndicats policiers pour le maintien de son salaire.  L'avantage d'être au dessus des lois, on obtient beaucoup plus de privilèges de la part de la justice et de l'état quand un manifestant qui s'indigne de la mort d'un militant écologiste (Remy Fraisse) qui écope six mois de prison dont 2 mois ferme. Justice égal pour tous?  Réalité ou Utopie?
Depuis 1 an que le dossier de l'instruction est clos nous attendons une date de jugement qui ne vient pas.
Pour toutes ces raisons nous seront déterminés à jamais pour la vérité et la justice.
Amal Bentounsi
Collectif Urgence notre police assassine

 

 

Mutilation à la suite d'un usage abusif du flash-ball sur un lycéen

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https://collectif8juillet.wordpress.com 
Flash-Ball : un an de prison avec sursis pour un policier ayant blessé un lycéen

Le Monde.fr avec AFP | 02.04.2015 à 13h53 • Mis à jour le 02.04.2015 à 15h23

Le 14 octobre 2010 à Montreuil, un lycéen de 16 ans était gravement atteint à l'œil à la suite d'un tir de Flash-Ball.
Un policier qui avait gravement blessé un lycéen au visage avec un tir de Flash-Ball a été condamné, jeudi 2 avril, à un an de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Bobigny (Seine-Saint-Denis). Il n'aura par ailleurs pas le droit de travailler dans la police pendant douze mois, ni de porter une arme pendant deux ans.

Ce fonctionnaire est l'un des premiers à être condamné pour ce type de bavure depuis l'introduction il y a plus de dix ans du lanceur de balle de défense (LBD). Il avait tiré, hors de toute légitime défense, sur un adolescent de 16 ans, lors d'une manifestation devant un lycée de Montreuil en 2010.
Procès-verbaux mensongers

L'affaire avait fait beaucoup de bruit lors des rassemblements de lycéens opposés à la réforme des retraites, en octobre 2010. Geoffrey Tidjani avait été touché par un tir de Flash-Ball en plein visage devant son établissement. Il a souffert de fractures multiples et a dû subir six interventions chirurgicales pour sauver son œil. Quatre ans après les faits, son état de santé n'est toujours pas stabilisé.

L'agent mis en cause avait ensuite rédigé des procès-verbaux mensongers pour se couvrir et incriminer sa victime. Une vidéo, publiée par le site d'information Rue89, semblait montrer que le tir avait eu lieu alors que le jeune homme ne présentait aucune menace contre la police et qu'il venait de très loin. « Nous étions très pacifiques », avait déclaré le lycéen peu après au micro d'Europe 1, expliquant qu'il ne comprenait pas pourquoi le policier lui avait tiré dessus.

Troisième condamnation recensée

L'audience avait jeté une lumière peu glorieuse sur l'usage des LBD par la police : les procédures avaient été piétinées, la visée, tout comme la formation des tireurs, n'était qu'approximative, et la conscience du danger d'une arme qui peut tuer, partielle. Depuis l'introduction de ce type d'armes dans l'arsenal des forces de l'ordre, peu de dossiers de bavures policières au Flash-Ball sont arrivés jusqu'aux tribunaux.
Il s'agit de la troisième condamnation recensée. Les deux autres avaient été prononcées à Versailles (Yvelines), pour un tir qui avait éborgné un jeune homme aux Mureaux en 2005, et, le 20 mars dernier, aux assises de Mayotte, où un gendarme a été condamné à deux ans de prison avec sursis pour avoir fait perdre un œil à un enfant de 9 ans.

AFFAIRE LAHOUCINE AIT OMGHAR 28 MARS 2013, 2 ANS APRES

Cela fait deux ans tout juste que Lahoucine a été tué par la police à Montigny-en-Gohelle (Pas-de-Calais). Le 14 mars dernier, 350 personnes ont manifesté en souvenir de Lahoucine jusque Hénin-Beaumont et son commissariat . Aussi la rue où il a été tué a été symboliquement rebaptisée "rue Lahoucine" par une plaque posée  sur un mur à l'entrée de la rue. Ce matin, la plaque avait disparu. En fait, ce sont les services techniques de la ville qui l'ont enlevée.Cette plaque ne dérangeait personne (signalons que la plaque officielle portant l'inscription "rue de Lassigny" n'avait pas été enlevée : on pouvait toujours lire le nom officiel de cette rue).                
 
Comme vous le savez probablement, dans le procès, suite à l'assassinat de Lahoucine par la police, la juge d'instruction a refusé de faire une reconstitution des faits. C'est une décision très inhabituelle : dans la grande majorité des cas, quand il y a une personne qui est victime d'un meurtre, on fait une reconstitution. On peut donc légitimement se demander ce que craint la juge d'instruction, ce qu'elle veut cacher. Quelle est la vérité qu'elle ne veut pas voir apparaître ? Mais la famille de Lahoucine et les soutiens exigent toute la vérité. Ils veulent comprendre comment il serait possible que trois policiers ne soient pas parvenus à maîtriser un homme seul sans le tuer. La famille a donc fait appel de cette décision de la juge d'instruction de refuser la reconstitution.L'audience a eu lieu le 19 mars, à la cour d'appel de Douai. Nous étions une quinzaine en soutien, avec une banderole, devant le tribunal. Nous avons montré, à nouveau, notre détermination à obtenir vérité et justice.La décision de la cour d'appel concernant la reconstitution a été mise en délibéré au 9 avril.

Restons mobilisés contre toutes les violences policières et pour que justice soit faite ! 

Montigny en Gohelle, le 28 mars 2015  

CAMPAGNE DE COMMUNICATION NATIONALE

Dans le cadre des prochaines semaines de mobilisations contre les violences policières, nous souhaitons lancer une seconde campagne de communication nationale de sensibilisation du grand public.

Nous invitons ceux qui le souhaitent à afficher dans leurs villes ou leurs villages les affiches crées par nos amis du collectif « Résistons ensemble contre les violences policières » évoquant par un dessin, l'histoire d'une personne assassinée par la police.

Voici le lien pour les télécharger http://resistons.lautre.net/spip.php?article480

Si vous préférez coller des stickers « URGENCE NOTRE POLICE ASSASSINE », faites le nous savoir directement à travers les mobilisations à venir ou bien contactez nous par mails en nous précisant le nombre, l'adresse afin que l'on puisse vous les faire parvenir.

A tous ceux qui résistent parfois illégalement pour le respect de la dignité humaine, à tous ceux qui nous apportent un coup de main, merci.

URGENCE NOTRE POLICE ASSASSINE

APPEL A LA SEMAINE DE RENNES DU 16 AU 20 MARS LE PROCES DES POLICIERS IMPLIQUES DANS LA MORT DE ZIED ET BOUNA A RENNES

10 ANS APRES LE PROCES A LA COUR D'APPEL DE RENNES DES POLICIERS IMPLIQUES DANS LA MORT DE ZIED ET BOUNA A CLICHY SOUS BOIS EN NOVEMBRE 2005.

27 octobre 2005, Clichy-sous-BoisCoursés par cinq « gardiens de la paix » pour un vol imaginaire, Zyed Benna et Bouna Traoré meurent dans le transformateur où ils pensaient trouver refuge. Un de leur ami sera grièvement brûlé.

Du 16 au 20 mars 2015 se tiendra à Rennes le procès de deux policiers (sur deux équipages) impliqués dans la poursuite des deux jeunes, inculpés pour « non-assistance à personne en danger » – un flic qui, selon ses propres mots, « ne donne pas cher de leur peau s’ils sont rentrés sur le site EDF » et la standardiste qui a reçu ce message radio.

La faiblesse des charges retenues, la longueur de la procédure et le faible nombre de policiers à se retrouver devant le tribunal parlent d’eux-mêmes : ce n’est pas dans les tribunaux que s’établissent justice et vérité.

Pour autant, l’action de la police n’aura pas été vouée à l’impunité. Dès le soir de la mort de Zyed et Bouna, c’est Clichy-sous-Bois qui s’embrase. Puis la France entière, de proche en proche, de ville en ville. La réaction dépassera comme jamais les frontières d’un quartier. Ce sont des milliers de jeunes qui saisiront l’occasion de prendre leur revanche sur les coups de pressions quotidiens des policiers, cette même pression que fuyaient Bouna et Zyed ce soir d’octobre 2005.

Des cantines-rassemblements devant le tribunal seront organisées tous les midi du 16 au 20 mars et des temps d’échanges, de discussion auront lieu dans différents lieux de Rennes en fin de journée.

 

MANIFESTATION MERCREDI 18 MARS À 15H30, AU DÉPART DE RÉPUBLIQUE (OU 15H DEVANT LA CITÉ JUDICIAIRE, APRÈS LA CANTINE

 

Pour info : https://novembre2005.wordpress.com/

Contact@urgence-notre-police-assassine.fr

JOURNEE INTERNATIONALE CONTRE LES VIOLENCES POLICIERES LE 15 MARS A 14H30 AU TROCADERO A PARIS

Commémoration nationale de toutes les personnes tué(e)s par la police en France
A Paris RDV LE 15 MARS DE 14H00 a 18h30
Place du trocadero

Cela fait plusieurs années que des collectifs et des familles de victimes se battent pour obtenir la justice et pour faire entendre la vérité sur les circonstances de la mort entre les mains de la police de leurs proches.
Parce que quand la police n’est pas directement coupable de la mort de certaines personnes, elle en créer les circonstances.
Rappelez-vous il y’a 10 ans : Zyed et Bouna morts électrocutés dans un transformateur à la suite d’une course poursuite par la police à clichy-sous-bois. Cela fait 10 ans que la famille attend la reconnaissance de la responsabilité des agissements des fonctionnaires de l’état. *
Chaque année peut être recensé plus d’une dizaine de personnes tuées directement par la police ou mort à cause de leurs actions. * .
Trop de victimes et de familles laissés dans un déni de justice; trop de non-lieu rendu constament :
-Pour rappel non lieu rendu pour les responsables de la mort de Lamine Dieng à Paris 20e en 2007, non-lieu pour Abou Bakari Tandia, Non-lieu pour Ali Ziri… et La liste est longue…
Pour toutes ces raisons en France comme ailleurs, nous devons faire exister cette journée internationale contre les violences policières pour :
- dire que nous n’oublions pas
- dénoncer les actions et pratiques violentes de la police
- dénoncer les médias et la justice qui salissent la mémoire des victimes
- denoncer l’impunité dont les  » gardiens de la paix  » bénéficie
- pour que les familles de victimes n’est plus à se battre
- pour faire entendre la Vérité et que les familles et les victimes obtiennent Justice & Réparation

POUR QUE LA MEMOIRE DES NOTRES NE SOIT PAS ENTERE(E)S MOBILISONS-NOUS.

* 2 des fonctionnaires de police responsable de la mort de Zyed et Bouna comparaîtront du 16 au 20 mars 2015 à Rennes.
Les deux policiers avaient été renvoyés une première fois en correctionnelle par des juges d’instruction de Bobigny en 2010, mais cette décision avait été invalidée en appel, avant que la Cour de cassation n’ordonne une nouvelle procédure et ne dépayse l’affaire à Rennes en octobre 2012.

Proposez vos actions !

http://www.urgence-notre-police-assassine.fr/

https://twitter.com/fergusoninparis

urgence-notre-police-assassine@live.fr

  • RASSEMBLEMENT HOMMAGE A LAHOUCINE AIT OMGHAR LE SAMEDI 14 MARS 2015 A MONTIGNY EN GOHELLE

  • JOURNEE INTERNATIONALE CONTRE LES VIOLENCES POLICERES LE 15 MARS 2015 A 14H30 AU TROCADERO A PARIS

  • SOIREE DE SOUTIEN AU COLLECTIF ALI ZIRI LE 14 MARS 2015 A 18H30 ATTIEKE SAINT DENIS

  • PROJECTION DU FILM "QUI A TUE ALI ZIRI ? 14 MARS 2015 A LA ATTIEKE SAINT DENIS

  • SOIREE DE SOUTIEN POUR FAMILLE DE MORAD DEFENESTRE PAR DES POLICIERS A MARSEILLE

  • CONCERT DE SOUTIEN CONTRE LES VIOLENCES POLICIÈRES VENDREDI 13 MARS 2015

Repas-Débats sur les violences policières

 
Université Paris 7

Esplanade des Grands Moulins (métro BNF)

Jeudi 5 mars 2015, entre 11h30 et 13h30

Repas-débat sur les violences policières

Avec le collectif Urgence Notre Police Assassine

Qu'est-ce qu'une arme « non-léthale » ?

Quelles sont les conséquences de ce plan Vigipirate qui ne s'arrête pas ?

Comment mettre un terme aux contrôles au faciès ?

Après la mort de Rémi Fraisse et des autres, faut-il désarmer la police ?

Vous êtes invité·e·s à venir en discuter autour d'une crêpe ou d'un café !

Des étudiant·e·s de Paris 7 mobilisé·e·s contre les violences policières et la répression.
 
 

Manifestation à Nantes contre les violences policières le 21 février 2015

http://www.lesinrocks.com/2015/02/27/actualite/apres-les-violence-tensions-nantes-entre-journalistes-et-policiers-11566564/

Collectif 8 juillet — Montreuil PROCÈS D’UN « GARDIEN DE LA PAIX » VIOLENT ET FABULATEUR !

 

Le jeudi 5 mars 2015 à 13h au TGI de Bobigny aura lieu le procès du policier qui a grièvement blessé Geoffrey à l’oeil suite à un tir de LBD 40 (variante du flashball). Il comparaîtra pour« violence volontaire par agent dépositaire de l’autorité́ publique » et « faux et usage de faux en écriture publique par agent dépositaire de l’autorité́ publique ». C’était en 2010 à Montreuil, Geoffrey avait 16 ans. Avec ses camarades, il bloquait le lycée Jean-Jaurès pour protester contre la réforme des retraites.

Procès d’un « gardien de la paix » violent et fabulateur!

par Christian Tidjani, père de Geoffrey.

Le 14 octobre 2010, des jeunes lycéens bloquent le lycée Jean Jaurès à Montreuil, à l’appel du mouvement contre la réforme des retraites. Alors qu’il pousse une poubelle, Geoffrey, 16 ans, reçoit une balle de LBD40 au visage par un policier de la CSI. Le LBD est une variante du flash-ball, plus puissante et précise.

Ses camarades viennent à son secours, l’infirmière prévient les pompiers afin de procéder à son évacuation vers l’hôpital André Grégoire.

Conscients que cette blessure au visage pourrait bien faire scandale et se retourner contre le tireur, les policiers font pression sur Geoffrey. Alors qu’il souffre atrocement, qu’il est aveuglé par le sang et le gonflement de son visage, ils l’interrogent pour le mettre en garde-à-vue. L’interrogatoire a lieu dans le camion de pompier et se poursuit à l’hôpital. L’arrivée de ses parents met fin à cette sinistre mascarade.

Ensuite, les médecins nous annoncent que Geoffrey doit être transféré́ à l’hôpital Lariboisière car ils ne sont pas formés aux blessures de guerre :

- Fractures multiples de la face, Plancher orbitale effondré, Hémorragie rétinienne, Fractures au nez.

- Six interventions chirurgicales ont permis de réduire les handicaps ; deux autres sont à l’étude, 4 ans après le drame ; une intervention de la cataracte est prévue tous les cinq à dix ans.

Le policier tireur affirme dans son procès verbal que Geoffrey jetait des pierres. Il dit aussi l’avoir atteint au visage alors qu’il se baissait pour ramasser une pierre. Les policiers disent également qu’ils ont prévenu les secours. Des témoins ainsi que deux vidéos vont démentir ces contre-vérités.

Nous avons déposé une première plainte pour « violence volontaire par agent dépositaire de l’autorité́ publique » car la version des élèves et des passants contredit celle de la police.

La mise en ligne de deux vidéos qui invalident le récit des policiers nous a décidés à déposer une deuxième plainte pour « faux et usage de faux en écriture publique par agent dépositaire de l’autorité́ publique ».

- Le policier est mis en examen pour violence volontaire le 11 mars 2011 ;

- Le policier est mis en examen pour faux et usage de faux le 12 septembre 2012 ;

- Le procureur demande son renvoi en correctionnelle pour violence volontaire le 2 janvier 2014 ;

- Le procureur demande son renvoi aux assises pour le faux en écriture publique le 2 janvier 2014 ;

- Le juge d’instruction décide de son renvoi en correctionnelle pour ces deux délits le 27 février 2014.

Tout au long de ces 4 années, nous avons été́ révoltés par les mensonges des policiers sans cesse variant au fil de l’instruction, alors que les vidéos ne souffrent d’aucun doute.

Aussi avons-nous été consternés de la difficulté́ à faire valoir notre plainte pour faux et usage de faux malgré son bien fondé. Nous avons du saisir, en dernier ressort, le Doyen des Juges.

Geoffrey a du stopper son avenir prometteur dans le monde du rugby ; Geoffrey a raté sa scolarité́ par ses états, physique et psychologique, dégradés ; Geoffrey est en détresse professionnelle due à des sinusites chroniques ; Geoffrey souffre du regard des autres et surtout de son statut d’agresseur à l’encontre des forces de l’ordre, passible de prison ferme.

Si pousser une poubelle conduit à cela, il ne faut pas s’étonner de la radicalisation de nos enfants.

Le policier qui a blessé Geoffrey 16 ans doit-être jugé et condamné pour que cela s’arrête…

Pour que le gendarme qui a éborgné Nassuir 9 ans soit condamné (Procès à Mayotte 19 mars 2015).

Pour que Zied et Bouna 15 et 17 ans ne soient pas morts pour rien (Procès à Rennes 16/20 mars 2015).

Pour la quarantaine de personnes mutilées ou tuées par le flash-ball (Non-lieux systématiques).

Pour les Victimes des « gardiens de la paix » … !

Christian Tidjani,

Père de Geoffrey,

Membre de l’Assemblée des Blessés, des Familles et des Collectifs Contre les Violences Policières.

geoffreyassembleedesblesses@gmail.com

Liens vers les vidéos : 

http://rue89.nouvelobs.com/2010/10/14/la-video-du-lyceen-blesse-par-un-tir-de-flashball-montreuil-171135

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/bavure-de-montreuil-les-policiers-n-avaient-rien-a-faire-la_929115.html

https://collectif8juillet.wordpress.com/2015/03/02/proces-dun-gardien-de-la-paix-violent-et-fabulateur/ 

Annulation de la mise en examen d'un des deux policiers de la brigade canine impliqué dans la mort de Wissam El Yamni à Clermont-Ferrand

Le 1er janvier 2012, 2 policiers menottent Wissam et ne le quittent plus des yeux. 10 min plus tard, alors qu'aucuns de ces policiers n'a la moindre égratignure, il tombe dans le coma :

Avant même les résultats de l'autopsie, la police des polices s'empresse de dédouaner les policiers impliqués directement dans la mise à mort. Faire des conclusions avant même les éléments de l'enquête ne choque pas puisque les éléments de l'enquête seront ensuite cherchés, controlés, validés par ces mêmes personnes qui ont pris dès le départ parti. Ce n'est que le début du festival de l'hypocrisie.

Après une série de mensonges d'experts les plus indécents les uns des autres, le procureur général de Riom annonce en janvier 2014 devant la presse qu'un collège d'experts va donner au maximum dans les cinq mois suivants les raisons pour lesquelles Wissam est mort. 

Le Parquet aurait-il retrouver la raison ? 

Que nenni ! 1 an après cet énième mensonge, soit 3 ans après les faits, nous sommes toujours dans l'attente de la vérité, juste de la vérité. Parallèlement, nous apprenons le 20 janvier 2015 que la mafia policiaro-judiciaire annule la mise en examen d'un des policiers, plus intéressée par une mise hors de cause sans condition que par la vérité.

Le festival de l'hypocrisie continue.

URGENCE NOTRE POLICE ASSASSINE

le 20 janvier 2015 

Le 11 janvier 2015
Réaction suite aux attentats et à l'injonction de manifester

Que les choses soient claires, en tant qu'humains nous ne pouvons nous réjouir de la mort d'un homme caricaturiste ou policier. Nous avons même beaucoup de respect pour ces policiers morts, qui font honneur à leurs métiers là où d'autres en font le déshonneur. Nous compatissons la douleur des proches des victimes.

Nous aurions voulu marcher au nom de la liberté des expressions, en solidarité des journalistes et contre le racisme et l'antisémitisme. A cette marche, est associée un hommage aux victimes policiers. Les policiers assassinés ne sont pas bien sur les mêmes que ceux qui assassinés nos frères. Mais ils appartiennent à une institution policière qui nous veut du mal, nous fait du mal et qui ne se remet jamais en cause. Le monde change pas elle, elle s'y refuse et nous en sommes les premières victimes.
Ne pas se faire justice sois même est déjà tendre la main à l'institution. Que l'on nous demande pas d'en faire plus, n'en déplaisent aux injonctions dont on nous assaille. Nous tendrons la main le jour où l'institution fera preuve de bienveillance.

Le jour de l'attentat de Charlie Hebdo, nous étions en conférence de presse avec le CRAN pour souligner les incohérences sur la mort de Bertrand à Joué Lès Tours :
http://www.le-cran.fr/document-cran-associations-noires-de-france/105-joue-les-tours---contradictions-et-decryptage.pdf

L'information aurait dû créer un Watergate hexagonal : un mensonge d'état était révélé couvert par le procureur de la république, le ministre de l'intérieur et le premier ministre. On apprenait qu'il y avait bien des caméras sur le commissariat, l'état a fermé les yeux sur des vidéos qui auraient validées ou invalidées une version. L'information est passée à la trappe, oubliée comme les assassinats se déroulant dans nos banlieues depuis 40 ans et les mensonges d'état liés. Il y a des mensonges d'état, des centaines de morts et une profusion d'injustices acceptables par les médias, par les institutions et par l'opinion publique.
Si nous avons une injonction à marcher, ça sera aux côtés de la soeur de Bertrand, mise en garde à vue alors que son frère était assassiné par des policiers multirécidivistes, sali à tort par la version policière de suite relayée par les médias et les gouvernants et oublié à l'heure où la vérité commençait à faire surface.
A force de pointer du doigt le musulman, le noir, l'arabe comme un monstre, telle une prophétie auto-réalisatrice vous le façonnez.

"...Inconsciente république, qui oublie que l’on récolte ce que l’on sème, et ne connaît pas encore le prix des conséquences à payer..." (18 décembre 2014 http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1292535-non-lieu-dans-l-affaire-ali-ziri-injuste-l-impunite-policiere-est-notre-pire-fleau.html )

URGENCE NOTRE POLICE ASSASSINE

Joué-les-Tours : le procureur peine à imposer la version policière

Commissariat de Joué-les-Tours le 20 décembre 2014, la photo prise par un témoin qui contredit la version des policiers.

 
Plusieurs témoignages mettent en cause la version rapportée par le commissariat.

La version officielle qui conte, dans le détail, l’agression de quatre policiers par un jeune français musulman d’origine burundaise au commissariat de Joué-lès-Tours ne peut souffrir d’aucune contestation. C’est Jean-Louis Beck, procureur de la République de Tours, qui l’a assuré en cette veille de nouvel an, lors d’une conférence de presse convoquée précipitamment. Le magistrat, agacé, souhaitait«faire un certain nombre de mises au point afin que l’on ne s’égare pas et qu’on ne colporte pas des informations inexactes».

Selon lui, les faits sont les suivants. Samedi 20 décembre, peu avant 14 heures, Bertrand Nzohabonayo, alias Bilal, un homme d’une vingtaine d’années à la barbe fournie et à l’allure sportive se présente au commissariat de Joué-lès-Tours, une commune calme d’Indre-et-Loire posée en périphérie de Tours. Il tambourine à la porte, un policier vient lui ouvrir. Ce dernier est aussitôt agressé de plusieurs coups de couteau au cri «d’Allahou Akbar» [Dieu est le plus grand, en arabe]. Des collègues interviennent dans le sas de sécurité et sont eux aussi agressés de plusieurs coups de couteau, toujours au cri d’Allahou Akbar. Une policière, elle aussi atteinte, finit par l’abattre de plusieurs balles. Décès constaté une demi-heure après le commencement des faits.

Pourtant, depuis cette agression, une autre histoire se trouve relayée par des témoins directs et des proches du jeune homme. Celle-ci assure que Bertrand Nzohabonayo n’a jamais crié Allahou Akbar, version confortée par quatre témoins rencontrés par les différents médias et qu’il ne s’est pas rendu seul au commissariat, mais accompagné par des policiers qui souhaitaient l’entendre dans le cadre d’une agression subie par l’un des policiers locaux la veille au soir. Un témoin a affirmé devant les caméras de l’AFP : «J’ai vu les quatre policiers prendre le monsieur pour le rentrer à l’intérieur, ils lui ont dit : “Calmez-vous!” et le monsieur a commencé à crier “Aaah!” et à se débattre.»

«Effectivement, un policier en repos a eu des incidents alors qu’il faisait un jogging dans la rue», a reconnu le procureur, officialisant la «rumeur» qui courrait depuis plusieurs jours. Mais selon le magistrat, qui vient de lancer un appel à témoins, les deux affaires ne seraient pas liées. Une manière de couper court à toute autre supputation. Ce qui sidère Amal Bentounsi, du collectif «Urgence notre police assassine». «C’est quand même fou qu’on nous parle d’Etat de droit et de justice indépendante et qu’un procureur de la république ne s’en tienne qu’à une seule version.» Selon cette militante, qui a vu tomber son frère sous des balles policières,«tout est organisé pour décourager les potentiels témoins. […] Si le procureur se positionne aussi fermement, les témoins s’interrogeront sur la pertinence de leur propre version», assure-t-elle.

Une difficulté à collecter des témoignages spontanés accrue par l’image du commissariat de Joué-lès-Tours que plusieurs scandales ont entaché, comme cette affaire de harcèlement sexuel ou, plus récemment, celle d’une interpellation filmée qui a tourné à la violence gratuite. Au point que le procureur reconnaisse, gêné: «Je sais bien les mauvaises relations que certains habitants du quartier peuvent avoir avec le commissariat.» Certains habitants rencontrés au lendemain de l’agression ne sont pas tendres avec leur police locale. «Les gars qui sont mutés ici sont ceux dont on ne veut pas à Tours ou Saint-Pierre-des-Corps», avance un acteur social. «Peut-être vivent-ils mal leur situation. En tout cas, ils ne sont pas équipés pour faire face à une difficulté, encore moins lorsqu’il s’agit d’un événement aussi grave.»

Un autre témoin qui travaille régulièrement avec les policiers jocondiens rapporte que l’un d’eux lui a récemment confié qu’ils s’attendaient à ce qu’une «attaque terroriste ou djihadiste» s’abatte sur Joué-lès-Tours. «Ils étaient chauffés à blanc et prêts à dégainer au moindre soupçon». Une situation qui va sans doute conduire un regroupement de collectifs et d’associations à se constituer partie civile. «Un coup de taser ou de tonfa aurait suffi à maîtriser leur agresseur», regrette Amal Bentounsi.«Mais ces gens (les policiers) jouissent d’une parfaite immunité. Tant que l’un d’eux ne sera pas condamné lourdement, ils continueront à se sentir au-dessus des lois.»Les éventuels témoins ont été invités par le parquet de Tours à se tourner vers la direction régionale de la police judiciaire d’Orléans. Loin, très loin de Joué-lès-Tours.

 

Bertand Nzohabonayo(Bilal) La page facebook du défunt est abondamment utilisée par l'ensemble des médias pour qualifier la victime de « djihadiste ». Si l'étendard utilisé en image de couverture semble être un drapeau de l'État Islamique – ce qui ne justifie pas la peine de mort – , la photo de profil est un sceau d'Allah et une des pages « aimée » s'intitule « État Islamique d'Irak, pas en mon nom ». Ce qu'aucun média n'a cru bon de préciser.

Pendant que les collabeurs de l'Union des mosquées de France "condamne avec la plus grande vigueur cette agression qui a visé un des symboles de notre Pays et de notre sécurité et adresse ses vœux les plus sincères de prompt rétablissement aux policiers blessés.

" (Mohammed MOUSSAOUI -Président de l'UMF : http://www.umfrance.fr/…/233-communique-de-presse-le-21-dec… ) sans jamais remettre en cause, une fois n'est pas coutume, l'islamophobie institutionnelle et les pratiques mafieuses de la police, sans souligner la redondance de ce commissariat dans l'attaque des libertés fondamentales, sans souligner que les policiers étaient déjà impliqués dans des bavures policières ... Il y a de quoi se trouver scandalisé. Toutefois nous ne sommes plus étonnés, nous les avons cernés et ils ne représentent de toute façon personne (à part des intérêts étrangers). Qu'est ce qu'ils ont fait avec Dalil Collabeur depuis tant d'années à part être complices? Qu'est ce qu'ils ont fait à part nous demander de baiser les pieds de nos bourreaux ? De véritables Kappos qui nous demandent d'être passifs à notre condition. De véritables complices des injustices. Comme la police, ils ont 30 ans de retard et sont déphasés de la réalité de la société française.

D'autres pendant ce temps, qui ne sont pourtant ni arabes, ni noirs, ni musulmans, ni roms, nous montrent la voie et nous donnent des leçons de vie tous les jours et sont entrés en résistance. En termes de solidarité, de fraternité, de courage et de combats nobles, rares sont ceux qui leur arrivent à la hauteur. Merci pour toutes ces leçons de vie ! Honte aux collabeurs ! Gloire aux résistants ! Pas de justice, pas de paix ! Ni oubli, ni pardon ! Vive NOTRE France ! Vivre libre ou mourir ! Le combat continuera tant que les injustices et ses mensonges continueront ! http://paris-luttes.info/soiree-du-nouvel-an-de-l-action-23…

Meurtre devant le commissariat à Joué-les-Tours

Comment justifier le meurtre sous la protection de l'état?

La mort de ce jeune de 20 ans Bertrand dit Bilal reconverti à l'islam, à Joué-lès-Tours samedi 20 décembre après-midi, tué par des policiers devant le commissariat.

À l'annonce de cette mort par les médias selon la version des policiers mis en cause, quelques choses sonnent faux dès le départ et rappellent la stratégie d'un scénario bien préparé comme dans l'affaire de Rémy Fraisse, de grands moyens sont déployés de suite, prise de position du ministre de l'Intérieur qui confirme la version des policiers alors même qu'aucune enquête n'est faite.

Est-ce que ça vous rappelle pas un mensonge d'État?

Pression sur la famille et l'entourage de Bilal, notamment la perquisition de l'appartement de la sœur du défunt, les policiers de la brigade antiterroriste seraient parti avec plusieurs sacs.

Des témoins sur place affirment que Bilal ne s'est jamais présenté de son propre chef devant la porte du commissariat, mais bien des policiers qui l'ont traîné de force devant le commissariat, à aucun moment Bilal n'a crié "Allah o Akbar" mais plutôt des cris de douleur.

Des témoins, des proches terrorisés par l'ampleur qu'a pu prendre cette affaire et qui ne comprennent toujours pas pourquoi? on a envie de faire passer Bilal pour un terroriste, alors qu'il ne l'était pas.

Du déjà vu, criminaliser la victime au plus haut niveau, de façon à justifier le meurtre commis par des policiers sous la protection de l'état. 

Devant toutes ces contradictions, la famille doit se constituer partie civile auprès d'un juge et demander à ce qu'une information judiciaire soit ouverte, et d'entendre tous les témoins et exploiter les images des différentes caméras de la ville et commissariat.

Collectif urgence notre police assassine
Amal Bentounsi
Joué-lès-Tours 21 décembre 2014

La mort d'Ali Ziri: un non-lieu de trop!


Confirmation du non-lieu par la cour d'appel de Rennes dans l'affaire d'Ali Ziri, cette nouvelle sonne comme un coup de marteau dans ma tête, me glace le sang.
Comment recevoir cette nouvelle ? Je ne sais pas, je ne sais plus, ce que je sais c'est que ça me fait mal à moi et à d'autres familles, gronde en moi un sentiment d'injustice une colère obscure qui me fait mal et pourrait faire mal à d'autres.
Est-ce que nos vies n'ont pas plus de valeur que ça ?
Est-ce l'état de droit existe bien en France ?
Vos mensonges, votre hypocrisie, vous tuerons un jour.
La France a tué une partie de moi, une partie de nous, la France sous l'étendard donneuse de leçons, qu'elle ne s'applique pas.
La vérité et que la France est menteuse, hypocrite, vote des lois pour ceux qui peuvent pas se défendre et protège des assassins, des voyous en col blanc, des politiques.
La France le pays des droits de l'homme, républicaine..., des belles paroles qui sonnent faux.
Il arrivera un jour ou cette France créera le chaos dans la tête des gens.
Vous récolterez ce que vous avez semé et en payerez les conséquences.

Pour toutes ces raisons nous serons là samedi 20 décembre à 15h00, place Stalingrad à Paris, pour dénoncer un deux poids, deux mesures, 8 mois de prison pour un manifestant qui manifeste contre les violences policières et un non-lieu pour des policiers qui tuent.
Collectif urgence notre police assassine

http://www.mediapart.fr/article/offert/f005dc5c5b93d118a1cbe8047a000ac2

  1. De Ferguson à Paris : Christiane Taubira, une indignation à géographie variable
    Chloé Fraisse, Amal Bentounsi, Farid El Yamni, Raymond Gurême Vendredi 28 Novembre 2014
    La ministre de la Justice, Christiane Taubira, a fait une sortie remarquée sur les réseaux sociaux, mardi 25 novembre, pour fustiger la décision, aux Etats-Unis, du grand jury populaire de ne pas poursuivre le policier blanc qui a tué Michael Brown, 18 ans, à Ferguson. Cette décision, qui a provoqué de nouvelles émeutes dans cette ville du Missouri, intervient après la mort d'un adolescent noir Tamir Rice, 12 ans, qui jouait avec un pistolet factice, dans un square de Cleveland. Cette indignation de la Garde des Sceaux, des proches de victimes de violences policières la partagent, dont Chloé Fraisse, la sœur de Rémi Fraisse, mais elle leur fait mal et s'en expliquent dans cette lettre ouverte publiée sur Saphirnews.http://m.saphirnews.com/De-Ferguson-a-Paris-Christiane-Taubira-une-indignation-a-geographie-variable_a20031.html
    De Ferguson à Paris : Christiane Taubira, une indignation à géographie variable

    Madame la Ministre,

    Lorsque nous avons appris la nouvelle de la mort d'un enfant de 12 ans, tué par la police américaine, comme vous, nous avons eu mal. Lorsque nous avons su que le policier qui a tué l'adolescent Mike Brown cet été ne serait même pas jugé, comme vous nous avons été abattus. Votre indignation, nous la partageons. Mais venant de vous, aujourd'hui, elle nous a surtout fait mal.

    Mal, parce que vous savez, pour avoir pleuré avec nous, que nombreuses sont les familles de victimes de crimes policiers qui subissent des injustices et se battent chaque jour contre l'impunité policière en France.

    Mal, parce que lorsque vous avez été nommée Garde des Sceaux grâce aux votes de ceux qui clamaient simplement la Justice, nous avons eu l'espoir de voir la fin d'un système qui offre un Permis de Tuer à ceux dont la mission est, en théorie, de nous protéger.

    Mal, par ce que depuis que vous êtes Garde des Sceaux, vous vous êtes battue contre vents et marées pour des réformes qui vous tenaient à cœur, mais ceux à qui vous disiez de garder espoir et de se battre n'ont vu que plus de morts et d'injustices.

    Mal, parce que si vous, Christiane Taubira, en êtes à déplorer les morts américains en fermant les yeux lorsque ceux qui tombent sont vos concitoyens, alors en qui pouvons-nous croire, pour prendre ses responsabilités face à la mensualisation de la mort par la police en France ?

    Oui, l'impunité policière tue les Noirs, jeunes et moins jeunes, sur le territoire américain. Mais elle tue aussi les Noirs, les Arabes, les Rroms, les jeunes de quartiers, et récemment un simple manifestant écologiste, sur le territoire français. Aucune personnalité politique n'a eu le courage de le dénoncer. Or, rien ne justifie ces morts. Rien ne justifie le silence et l'inaction politiques face à ces morts.

    Lors des dix ans de la première loi Taubira, vous mettiez votre auditoire : « La République française a construit sa réputation sur des valeurs. Mais elle ruse avec ses valeurs. Il faut se battre pour l'empêcher de ruser ! »

    Madame la Ministre, nous nous battons, toujours et encore, contre les ruses de la République. Aujourd'hui, vous êtes au pouvoir, mais la ruse n'a pas cessé. Que devons-nous, désormais, penser ?

    ****
    Chloé Fraisse est la sœur de Rémi Fraisse, mort le 26 octobre 2014, suite au lancer d’une grenade offensive par un gendarme. Amal Bentounsi, sœur de Amine Bentounsi mort d'une balle dans le dos le 21 avril 2012, et Farid El Yamni, frère de Wissam El Yamni, mort le 1er janvier 2012 de suite de violences portées par 25 policiers, sont co-auteurs de Permis de tuer (éd. Syllepse, 2014). Raymond Gurême, 89 ans, rescapé des camps de la mort, a porté plainte pour violences policières survenus à son domicile en septembre 2014.

    Lire aussi :
    Permis de tuer : l'impunité des crimes policiers en France dénoncée
    Une semaine de sensibilisation lancée sur les abus policiers
    Un guide d’action contre les contrôles au faciès lancé
    Violences policières : le ministère de l’Intérieur débouté par la justice
    Une manifestation contre les bavures policières à Paris
    Violences policières : poursuivie, la sœur d’une victime en appelle à Valls
    Clermond-Ferrand : Wissam El-Yamni, victime de la police

Manifestation des policiers qui demandent un permis de tuer, non au port du matricule plus de moyens pour nous tuer, mutiler et nous mépriser

Manifestation des policiers qui demandent un permis de tuer, non au port du matricule plus de moyens pour nous tuer, mutiler et nous mépriser, regarder le comportement de ces policiers face à la vérité. Un aperçu des réactions de ces policiers qui sont censés nous protéger!!!

APPEL A MANIFESTER. SAMEDI 8 NOVEMBRE 2014 A PARIS PLACE DE LA BASTILLE

APPEL DES FAMILLES

Nous, familles de victimes de la police, avons le devoir de dénoncer chaque fois qu’une nouvelle famille perd un fils, un frère, un mari, un père, une sœur, une fille, une mère.

De nous mobiliser pour chaque victime qui vient s’ajouter à la longue liste de toutes ces personnes grièvement blessées ou mortes lors d’interpellations policières, de course-poursuite, ou en détention.

Pour chaque victime frappée, étouffée, « tasée », éborgnée, tuée par balle, par grenade.

En France, en 2014, la police tue tous les 15 jours. Au lieu de le condamner, l’Etat semble l’encourager, délivrant un droit de vie et de mort sur la population à des agents du service public.

Cette situation nous oblige à agir.

SAMEDI 8 OCTOBRE 2014 À 14H00 départ à Paris, Place de la Bastille

NOUS MARCHERONS ENSEMBLE CONTRE TOUTES LES VIOLENCES POLICIÈRES,

En hommage à TOUS nos morts, mutilés, violentés et humiliés par la police,

POUR QUE S’ARRÊTE CETTE ESCALADE DE VIOLENCE D’ETAT.

Nous comptons sur vous pour nous rejoindre !

​RDV Samedi 8 novembre 2014 à 14h00 De Place de la Bastille à Paris.

URGENCE-NOTRE-POLICE-ASSASSINE.FR

LETTRE OUVERTE A LA MÈRE DE RÉMY FRAISSE

http://paris-luttes.info/lettre-ouverte-a-la-mere-de-remi

Publie le 3 novembre 2014 |
Meurtres de la police

Farid El Yamni, frère de Wissam El Yamni, assassiné par la police le 1er janvier 2012 à Clermont Ferrand.
La lettre qui suit est adressée par Farid El Yamni, frère de Wissam - assassiné par la police le 1er janvier 2012 - à la mère de Rémi Fraisse. Il a voulu qu’elle soit rendue publique, mais elle sera également envoyée dés que possible à l’adresse des parents de Rémi Fraisse.

À l’heure où sur Paris on condamne les manifestations violentes et où on loue les sit-in pacifiques, je vous écris cette lettre.

J’ai perdu mon frère dans des conditions très proches de celles dans lesquelles vous avez perdu votre fils. Mon frère qui prenait tant soin de ma mère nous a quitté, il ne reviendra plus. La perte de mon frère était sur le coup une douleur immense que je ressens à chaque fois que l’État assassine à nouveau. « Là où croît le danger croît aussi ce qui sauve » disait quelqu’un. À chaque fois que l’État assassine on a aussi l’opportunité de l’arrêter, de le contraindre à changer et de rendre la dignité perdue à tous les autres.

Par la mort de Rémi se noue beaucoup plus que l’histoire d’une vie, il se noue notre vie à tous, individuellement et collectivement. La criminalisation qui a été opérée est terrible, ça a été la même chose pour nous. J’ai compris plus tard qu’elle était voulue. Je ne voulais qu’une chose, que la Justice fasse la vérité et rende la dignité que méritait mon frère, dans le calme, et que cette histoire profite à tous, à nous les gouvernés pour mieux nous aimer et à la police pour la réconcilier avec la nation. Je pensais que la police ne pouvait accepter dans ses rangs des assassins, je ne la connaissais à l’époque pas assez. Je me trompais. Les quartiers ont brûlé, on a appelé au calme : chaque voiture ou chaque poubelle brûlée était vécue comme une insulte, comme une épine en plein cœur, une épine sur laquelle on appuyait.

Puis le temps est passé, on nous a promis la vérité, mais on n’a eu que des mensonges, que des fausses promesses, comme tant d’autres avant nous. On nous avait prévenu, mais on n’y croyait pas. François Hollande, lui-même, avait pris ma mère dans ses bras et lui avait promis qu’il nous aiderait à faire la lumière sur la mort de son fils. Sans la justice et la vérité, on vivait le temps qui passait comme une condamnation. Nous étions toujours en prison, à suffoquer et à appeler la Justice à l’aide.

Et puis on a compris que notre cas n’était pas isolé, que tant d’autres familles vivaient et vivent la même chose. Il y a tant d’humiliations et de mutilations commises consciemment par la police et couvertes par la justice, tant !

On a aussi découvert la manière de penser des policiers, ça fait froid dans le dos. Voici un exemple : Mercredi dernier, suite à la manifestation sur Paris, un des policiers m’a dit « 1-0 » devant ses autres collègues au commissariat, qui ricanaient lorsqu’ils me voyaient arborer le tee-shirt « Urgence Notre Police Assassine ». Aucun ne l’a repris, aucun… Des exemples de ce genre, tant de français en vivent quotidiennement, ils n’en peuvent plus de cette police et n’en voient pas le bout.

Je comprends l’appel au calme, on l’a également fait. Comprenez également que de nombreuses personnes ne croient plus en ce système qui donne une impunité de facto à la police. Comprenez que l’on ne peut concevoir la non-violence qu’à condition de supposer que le camp d’en face est capable de se remettre en cause : ils en sont humainement incapables, parce qu’ils considèrent que remettre en cause la police, ce serait remettre en cause l’État. Depuis 40 ans, la police tue impunément, à répétition. Depuis 40 ans, on assiste à la même démarche pour noyer les meurtres de l’État, malgré les vidéos, les témoins, les évidences. Depuis 40 ans, il y a des sit-in, des manifestations, des livres, des prises de positions d’hommes politiques, des tribunes adressées au ministre de l’intérieur. Depuis 40 ans, ça ne fonctionne pas.

Voici comment ça se passe : dépêche AFP, mensonge du procureur, enquête de mauvaise qualité et tronquée pour aboutir sur une condamnation ridicule après de nombreuses années, voire à une absence de condamnation. Le pire, c’est que ceux qui vont enterrer l’affaire auront des promotions et ceux qui ont tué nos frères, nos fils ou amis, eux seront traités comme des champions par leurs collègues. Telle est la réalité que vous vivrez vous aussi.

Manuel Valls dit que les violences sont des insultes à la mémoire de Rémi, mais sachez que Manuel Valls, par son inaction à combattre l’impunité policière, est le premier meurtrier de votre fils. C’est un criminel récidiviste. Il est venu à Clermont-Ferrand une semaine avant le rendu du rapport de contre-autopsie bidon dont il connaissait les aboutissants, et il n’a parlé de l’affaire que pour mieux condamner les violences de ceux que la mise à mort de mon frère révoltait.

Madame, les gens se battent pour Rémi, pour leur dignité et pour leurs idéaux. Ils se battent pour vous, pour nous tous, pour que la fraternité soit effective. Ceux qui se battent connaissent assez la malveillance de nos gouvernants pour comprendre qu’on tente de nous fait croire que nous sommes dans un État de droit, alors que nous sommes dans un État de devoir. L’État ne respecte pas la loi qu’il demande qu’on respecte. Il se joue de notre corps, de notre confiance, de notre argent et de notre dignité. Il nous demande d’être à genoux, c’est un impératif catégorique.

Je vous ai écris cette lettre à vous comme à tous ceux qui me liront pour vous faire savoir que je comprends aujourd’hui plus que jamais combien la non violence dans les affaires de crimes d’État a ses limites. La non-violence, par son impuissance, est parfois plus condamnable, plus meurtrière que la violence elle même. Les gens qui nous gouvernent sont malveillants, arrivistes, sadiques et récidivistes. Ils doivent partir par tous les moyens nécessaires.

 Farid El Yamni frère de WIssam tué par 25 policiers.

 

RASSEMBLEMENT A LA SUITE DE LA MORT DE REMY FRAISSE

Rassemblement mercredi 29 OCTOBRE 2014 à 19h à Hotel de ville de Paris

pour denoncer les violences policière et de l'état à la suite de la mort de Rémi Fraisse.

Besoin de monde a 17h30 à la Fontaine des Innocents pour faire les banderoles et réceptionner le reste du matériel.

Tout le monde est invité a apporter son casque d'innocent coupable!

SIVENS, LE CORPS D'UN JEUNE HOMME RETROUVE MORT APRES LES AFFRONTEMENTS AVEC LES GENDARMES

 

Suite aux évènements qui ont eu lieu ce week-end au Testet, une
assemblée est organisée mardi 28 octobre à 19h30 à la Parole Errante, au
9 rue François Debergue à Montreuil.

Nous souhaitons organiser cette assemblée afin de dénoncer les violences
policières qui ont entraîné la mort de Rémi dans la nuit de samedi à
dimanche dernier au Testet.
Les premiers éléments sur les causes du décès et les témoignages qui
sont venus les étayer laissent entendre que Rémi serait mort des suites
d'une "explosion". Nous dénonçons les tentatives des autorités de
criminaliser Rémi en lui attribuant le transport éventuel dans son sac à
dos d'un dispositif explosif ayant entraîné sa mort. Celles-ci sont
autant d'entreprises destinées à détourner l'attention de ce que chacun
soupçonnait et craignait : le crime policier.

L'impunité des violences et crimes policiers qui marquent nos luttes
mais également la vie de bien des quartiers populaires doit cesser !
L'usage d'armes qui mutilent et tuent au nom du maintien de l'ordre et
de la "gestion démocratique des foules" doit être banni ! La justice
expéditive et les politiques sécuritaires qui créent un climat de
suspicion, de répression sociale et servent d'écran protecteur à des
choix de société et des projets économiques irrationnels doivent être
combattus sans relâche !

Nous ressentons le besoin d'en discuter collectivement, de dépasser
l'émotion (en conservant toute la force de notre colère) afin de
construire dans l'intelligence collective une mobilisation qui soit à la
mesure de la gravité de ce qui vient de se passer.

Des sympathisant-e-s de la lutte du Testet et de la lutte de
Notre-Dame-des-Landes

 

 

SIVENS, LE CORPS D'UN JEUNE HOMME RETROUVE MORT APRES LES AFFRONTEMENTS AVEC LES GENDARMES

La manifestation nationale de soutien au mouvement des opposants à la destruction de la zone humide du Testet s'est déroulée pour l'essentiel calmement. Mais les affrontements violents en marge du défilé et les jours précédents ont entraîné la mort de Rémi, 21 ans dans la nuit de samedi à dimanche.

Les protestataires molestés, arrêtés, gazés, l'un d'eux en grève de la faim depuis 50 jours, arbres coupés, sol arrasé : l'agriculture industrielle française, privatisée par de grands groupes financiers, destructrice de la petite paysannerie et des équilibres écologiques, empêchant les pays africains importateurs de mener des politiques de souveraineté alimentaire, impose sa politique contraire à l'intérêt général sous protection de la police et avec la politique du gouvernement de droite de Manuel Valls. Pour plus de précision : http://www.collectif-testet.org/ ; Signez la pétition ! http://barrage-sivens.agirpourlenvironnement.org/ (Je l'ai signée)

Le Front de Gauche, le Mouvement pour la VIème République et la Confédération paysanne les soutiennent : Jean-Luc Mélenchon et José Bové étaient présents hier (les députés écologistes Cécile Duflot et Noël Mamère se sont déplacés les 18-19 octobre). Ils ont été bousculés par quelque mouvementistes hostiles à la présence de politiques, tant la coupure entre la classe politique et le sentiment d'urgence écologique et politique est profond et inquiétant. La nécessité de lutter contre cette fracture est une question politique majeure, et il faut saluer la présence d'un homme politique généraliste, Jean-Luc Mélenchon, et du Front de Gauche, aux côtés des militants mouvementistes.

"Selon les premiers éléments que nous avons recueillis, la mort [de Rémi]a eu lieu dans le contexte d'affrontements avec les gendarmes vers 02H00 du matin", a déclaré à l'AFP Ben Lefetey, porte-parole du collectif Sauvegarde de la zone humide du Testet, qui regroupe la majeure partie des opposants au projet de barrage. Le procureur d'Albi Claude Derens n'a donné depuis aucune information nouvelle sur les circonstances du décès. Une autopsie doit avoir lieu lundi. Un rassemblement en mémoire de Rémi est prévu lundi à 14 h 00 devant la préfecture à Albi 

http://blogs.mediapart.fr/blog/pascale-fautrier/251014/barrage-du-testet-manifestation-nationale-hier-le-corps-dun-jeune-homme-mort-retrouve-sur-le-b

ANIS VICTIME D''UNE TENTATIVE DE MEURTRE PAR DES POLICIERS

Anis victime d'une tentative de meurtre par des policiers, se retrouve sur le banc des accusés, et mis en mandat de dépôt. Nous luttons pour nos morts tués par la police avec la complicité de la justice et de l'état, n'attendons pas que Anis soit mort pour nous mobiliser et dénoncer ces bourreaux en uniforme prêt à tuer en toute impunité. La seule différence entre Anis et tous ces hommes tués par la police, c'est cette vidéo qui lui a sauvé la vie, sinon il serait mort.
Anis ça peut être vous un jour!!! alors n'attendez plus partager cette vidéo un max que le monde se rende compte de la police française.

Meurtre à Noisy-le-Sec: un policier est renvoyé devant les assises

 

22 octobre 2014 | Par Louise Fessard - Mediapart.fr

Le gardien de la paix Damien Saboundjian, qui a tué Amine Bentounsi le 21 avril 2012, à Noisy-le-Sec, est renvoyé devant les assises pour «violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner». L'enquête détaille l'ampleur des solidarités policières et politiques mises en place.

Amal Bentounsi : Nous ne pouvons pas nous réjouir de cette requalification des faits, de passer "d'homicide volontaire" à "violence volontaire ayant entraîné la mort sans l'intention de la donner" qui pour moi est une déqualification des faits. 

Permettez-moi de rester dubitatif quant à la raison pour laquelle ce magistrat ne peut maintenir homicide volontaire, du simple fait qu'un expert balistique puisse dire " il est probable qu'un homme peut se retourner en une seconde"où en vue de tous les éléments à charge contre ce policier, autopsie qui démontre que la balle est bien rentré par la région dorsale, que vous avez six témoins qui affirment que mon frère ne s'est jamais retourné et qu'il était de dos, les nombreux mensonges dans la déposition de ce policer et de ces collègues, la manipulation de celui-ci, des propos qu'il a pu tenir notamment sur les écoutes téléphoniques, que ce même policier est obtenu la note de 27 sur 30 à une cour de tir 1 semaine avant les faits, qu'il y a eu 4 tirs qui ont été tirée, et bien d'autres tellement les incohérences sont énormes. cette affaire est l'exemple même quand un magistrat a le courage de faire une enquête de fond et que pendant 2 ANS et demi, on a une petite lueur d'espoir on se rend compte avec cette décision de requalifier les faits, ce magistrat a céder à la pression des syndicats policiers, à la pression du procureur, qui ne l'oublions pas travail en étroite collaboration avec la police, à la pression politique de la part de nos dirigeants qui s'immiscent dans cette affaire et d'autres.

Une démonstration magistrale que la justice n'est pas impartiale, une démonstration de toutes ces magouilles et arrangements entre police et politique, une démonstration de ne pas être dans un pays de droit, une démonstration d'injustice et de mensonges, une démonstration qu'un justiciable policier est au-dessus des lois, une démonstration que d’être policer c'est aussi la possibilité depouvoir tuer en toute impunité.

https://www.youtube.com/watch?v=jM2B0Mf3IyU

Pour toutes ces raisons nous continuerons à plus nous taire.

Rendez-vous à la cour d'assise.

 

Sortie du livre "permis de tuer" le 11 septembre 2014


Permis de tuer, 192 pages, 10 euros
Disponible le 11 septembre en librairie

En France, la peine de mort a été abolie en 1981, mais le
permis de tuer existe toujours. Les violences policières et
les crimes policiers rythment la vie des bidonvilles et des
quartiers populaires depuis des dizaines d’années. Avec plus
de dix morts connus par an, leur actualité demeure brûlante.
Donner un chiffre exact s’avère difficile, mais nous savons
que plusieurs centaines de morts ont été recensées au cours
des trente dernières années. Dans cet ouvrage, six histoires
de luttes récentes pour établir la vérité et obtenir justice sont
rassemblées. Elles sont racontées directement par les proches
de personnes mortes entre les mains de la police républicaine.
Par ces parents, ces frères et soeurs, ces amis, confrontés
au mur de silence étatique et à la souffrance, qui ont la force de
s’exprimer et le courage de se mobiliser.

Table des matières

« Permis de tuer » / Collectif Angles Morts
« On va faire le procès de la police » / Samir Baaloudj avec Nordine Iznasni
« Si la france acceptait de reconnaître ses crimes, tous ses fondements
s’écrouleraient » / Comité vérité et justice pour Lamine Dieng
« On a beau faire, la justice en France, ça n’existe pas » / Comité Vérité et Justice pour Abdelhakim Ajimi avec Mogniss H. Abdallah
« Ils nous traitent comme des sous-hommes » / Farid El-Yamni
« Tous les quartiers désunis se sont réunis », Marwan Brahmiya et Celik Ilter
« Il faut créer un véritable rapport de forces » / Amal Bentounsi
« La justice est morte, elle ne va que dans un sens » / Comité Justice pour Lahoucine Aït Omghar
« Le bras armé des classes dominantes » / Mathieu rigouste