Manifestation des policiers qui demandent un permis de tuer, non au port du matricule plus de moyens pour nous tuer, mutiler et nous mépriser

Manifestation des policiers qui demandent un permis de tuer, non au port du matricule plus de moyens pour nous tuer, mutiler et nous mépriser, regarder le comportement de ces policiers face à la vérité. Un aperçu des réactions de ces policiers qui sont censés nous protéger!!!

APPEL A MANIFESTER. SAMEDI 8 NOVEMBRE 2014 A PARIS PLACE DE LA BASTILLE

APPEL DES FAMILLES

Nous, familles de victimes de la police, avons le devoir de dénoncer chaque fois qu’une nouvelle famille perd un fils, un frère, un mari, un père, une sœur, une fille, une mère.

De nous mobiliser pour chaque victime qui vient s’ajouter à la longue liste de toutes ces personnes grièvement blessées ou mortes lors d’interpellations policières, de course-poursuite, ou en détention.

Pour chaque victime frappée, étouffée, « tasée », éborgnée, tuée par balle, par grenade.

En France, en 2014, la police tue tous les 15 jours. Au lieu de le condamner, l’Etat semble l’encourager, délivrant un droit de vie et de mort sur la population à des agents du service public.

Cette situation nous oblige à agir.

SAMEDI 8 OCTOBRE 2014 À 14H00 départ à Paris, Place de la Bastille

NOUS MARCHERONS ENSEMBLE CONTRE TOUTES LES VIOLENCES POLICIÈRES,

En hommage à TOUS nos morts, mutilés, violentés et humiliés par la police,

POUR QUE S’ARRÊTE CETTE ESCALADE DE VIOLENCE D’ETAT.

Nous comptons sur vous pour nous rejoindre !

​RDV Samedi 8 novembre 2014 à 14h00 De Place de la Bastille à Paris.

URGENCE-NOTRE-POLICE-ASSASSINE.FR

LETTRE OUVERTE A LA MÈRE DE RÉMY FRAISSE

http://paris-luttes.info/lettre-ouverte-a-la-mere-de-remi

Publie le 3 novembre 2014 |
Meurtres de la police

Farid El Yamni, frère de Wissam El Yamni, assassiné par la police le 1er janvier 2012 à Clermont Ferrand.
La lettre qui suit est adressée par Farid El Yamni, frère de Wissam - assassiné par la police le 1er janvier 2012 - à la mère de Rémi Fraisse. Il a voulu qu’elle soit rendue publique, mais elle sera également envoyée dés que possible à l’adresse des parents de Rémi Fraisse.

À l’heure où sur Paris on condamne les manifestations violentes et où on loue les sit-in pacifiques, je vous écris cette lettre.

J’ai perdu mon frère dans des conditions très proches de celles dans lesquelles vous avez perdu votre fils. Mon frère qui prenait tant soin de ma mère nous a quitté, il ne reviendra plus. La perte de mon frère était sur le coup une douleur immense que je ressens à chaque fois que l’État assassine à nouveau. « Là où croît le danger croît aussi ce qui sauve » disait quelqu’un. À chaque fois que l’État assassine on a aussi l’opportunité de l’arrêter, de le contraindre à changer et de rendre la dignité perdue à tous les autres.

Par la mort de Rémi se noue beaucoup plus que l’histoire d’une vie, il se noue notre vie à tous, individuellement et collectivement. La criminalisation qui a été opérée est terrible, ça a été la même chose pour nous. J’ai compris plus tard qu’elle était voulue. Je ne voulais qu’une chose, que la Justice fasse la vérité et rende la dignité que méritait mon frère, dans le calme, et que cette histoire profite à tous, à nous les gouvernés pour mieux nous aimer et à la police pour la réconcilier avec la nation. Je pensais que la police ne pouvait accepter dans ses rangs des assassins, je ne la connaissais à l’époque pas assez. Je me trompais. Les quartiers ont brûlé, on a appelé au calme : chaque voiture ou chaque poubelle brûlée était vécue comme une insulte, comme une épine en plein cœur, une épine sur laquelle on appuyait.

Puis le temps est passé, on nous a promis la vérité, mais on n’a eu que des mensonges, que des fausses promesses, comme tant d’autres avant nous. On nous avait prévenu, mais on n’y croyait pas. François Hollande, lui-même, avait pris ma mère dans ses bras et lui avait promis qu’il nous aiderait à faire la lumière sur la mort de son fils. Sans la justice et la vérité, on vivait le temps qui passait comme une condamnation. Nous étions toujours en prison, à suffoquer et à appeler la Justice à l’aide.

Et puis on a compris que notre cas n’était pas isolé, que tant d’autres familles vivaient et vivent la même chose. Il y a tant d’humiliations et de mutilations commises consciemment par la police et couvertes par la justice, tant !

On a aussi découvert la manière de penser des policiers, ça fait froid dans le dos. Voici un exemple : Mercredi dernier, suite à la manifestation sur Paris, un des policiers m’a dit « 1-0 » devant ses autres collègues au commissariat, qui ricanaient lorsqu’ils me voyaient arborer le tee-shirt « Urgence Notre Police Assassine ». Aucun ne l’a repris, aucun… Des exemples de ce genre, tant de français en vivent quotidiennement, ils n’en peuvent plus de cette police et n’en voient pas le bout.

Je comprends l’appel au calme, on l’a également fait. Comprenez également que de nombreuses personnes ne croient plus en ce système qui donne une impunité de facto à la police. Comprenez que l’on ne peut concevoir la non-violence qu’à condition de supposer que le camp d’en face est capable de se remettre en cause : ils en sont humainement incapables, parce qu’ils considèrent que remettre en cause la police, ce serait remettre en cause l’État. Depuis 40 ans, la police tue impunément, à répétition. Depuis 40 ans, on assiste à la même démarche pour noyer les meurtres de l’État, malgré les vidéos, les témoins, les évidences. Depuis 40 ans, il y a des sit-in, des manifestations, des livres, des prises de positions d’hommes politiques, des tribunes adressées au ministre de l’intérieur. Depuis 40 ans, ça ne fonctionne pas.

Voici comment ça se passe : dépêche AFP, mensonge du procureur, enquête de mauvaise qualité et tronquée pour aboutir sur une condamnation ridicule après de nombreuses années, voire à une absence de condamnation. Le pire, c’est que ceux qui vont enterrer l’affaire auront des promotions et ceux qui ont tué nos frères, nos fils ou amis, eux seront traités comme des champions par leurs collègues. Telle est la réalité que vous vivrez vous aussi.

Manuel Valls dit que les violences sont des insultes à la mémoire de Rémi, mais sachez que Manuel Valls, par son inaction à combattre l’impunité policière, est le premier meurtrier de votre fils. C’est un criminel récidiviste. Il est venu à Clermont-Ferrand une semaine avant le rendu du rapport de contre-autopsie bidon dont il connaissait les aboutissants, et il n’a parlé de l’affaire que pour mieux condamner les violences de ceux que la mise à mort de mon frère révoltait.

Madame, les gens se battent pour Rémi, pour leur dignité et pour leurs idéaux. Ils se battent pour vous, pour nous tous, pour que la fraternité soit effective. Ceux qui se battent connaissent assez la malveillance de nos gouvernants pour comprendre qu’on tente de nous fait croire que nous sommes dans un État de droit, alors que nous sommes dans un État de devoir. L’État ne respecte pas la loi qu’il demande qu’on respecte. Il se joue de notre corps, de notre confiance, de notre argent et de notre dignité. Il nous demande d’être à genoux, c’est un impératif catégorique.

Je vous ai écris cette lettre à vous comme à tous ceux qui me liront pour vous faire savoir que je comprends aujourd’hui plus que jamais combien la non violence dans les affaires de crimes d’État a ses limites. La non-violence, par son impuissance, est parfois plus condamnable, plus meurtrière que la violence elle même. Les gens qui nous gouvernent sont malveillants, arrivistes, sadiques et récidivistes. Ils doivent partir par tous les moyens nécessaires.

 Farid El Yamni frère de WIssam tué par 25 policiers.

 

RASSEMBLEMENT A LA SUITE DE LA MORT DE REMY FRAISSE

Rassemblement mercredi 29 OCTOBRE 2014 à 19h à Hotel de ville de Paris

pour denoncer les violences policière et de l'état à la suite de la mort de Rémi Fraisse.

Besoin de monde a 17h30 à la Fontaine des Innocents pour faire les banderoles et réceptionner le reste du matériel.

Tout le monde est invité a apporter son casque d'innocent coupable!

SIVENS, LE CORPS D'UN JEUNE HOMME RETROUVE MORT APRES LES AFFRONTEMENTS AVEC LES GENDARMES

 

Suite aux évènements qui ont eu lieu ce week-end au Testet, une
assemblée est organisée mardi 28 octobre à 19h30 à la Parole Errante, au
9 rue François Debergue à Montreuil.

Nous souhaitons organiser cette assemblée afin de dénoncer les violences
policières qui ont entraîné la mort de Rémi dans la nuit de samedi à
dimanche dernier au Testet.
Les premiers éléments sur les causes du décès et les témoignages qui
sont venus les étayer laissent entendre que Rémi serait mort des suites
d'une "explosion". Nous dénonçons les tentatives des autorités de
criminaliser Rémi en lui attribuant le transport éventuel dans son sac à
dos d'un dispositif explosif ayant entraîné sa mort. Celles-ci sont
autant d'entreprises destinées à détourner l'attention de ce que chacun
soupçonnait et craignait : le crime policier.

L'impunité des violences et crimes policiers qui marquent nos luttes
mais également la vie de bien des quartiers populaires doit cesser !
L'usage d'armes qui mutilent et tuent au nom du maintien de l'ordre et
de la "gestion démocratique des foules" doit être banni ! La justice
expéditive et les politiques sécuritaires qui créent un climat de
suspicion, de répression sociale et servent d'écran protecteur à des
choix de société et des projets économiques irrationnels doivent être
combattus sans relâche !

Nous ressentons le besoin d'en discuter collectivement, de dépasser
l'émotion (en conservant toute la force de notre colère) afin de
construire dans l'intelligence collective une mobilisation qui soit à la
mesure de la gravité de ce qui vient de se passer.

Des sympathisant-e-s de la lutte du Testet et de la lutte de
Notre-Dame-des-Landes

 

 

SIVENS, LE CORPS D'UN JEUNE HOMME RETROUVE MORT APRES LES AFFRONTEMENTS AVEC LES GENDARMES

La manifestation nationale de soutien au mouvement des opposants à la destruction de la zone humide du Testet s'est déroulée pour l'essentiel calmement. Mais les affrontements violents en marge du défilé et les jours précédents ont entraîné la mort de Rémi, 21 ans dans la nuit de samedi à dimanche.

Les protestataires molestés, arrêtés, gazés, l'un d'eux en grève de la faim depuis 50 jours, arbres coupés, sol arrasé : l'agriculture industrielle française, privatisée par de grands groupes financiers, destructrice de la petite paysannerie et des équilibres écologiques, empêchant les pays africains importateurs de mener des politiques de souveraineté alimentaire, impose sa politique contraire à l'intérêt général sous protection de la police et avec la politique du gouvernement de droite de Manuel Valls. Pour plus de précision : http://www.collectif-testet.org/ ; Signez la pétition ! http://barrage-sivens.agirpourlenvironnement.org/ (Je l'ai signée)

Le Front de Gauche, le Mouvement pour la VIème République et la Confédération paysanne les soutiennent : Jean-Luc Mélenchon et José Bové étaient présents hier (les députés écologistes Cécile Duflot et Noël Mamère se sont déplacés les 18-19 octobre). Ils ont été bousculés par quelque mouvementistes hostiles à la présence de politiques, tant la coupure entre la classe politique et le sentiment d'urgence écologique et politique est profond et inquiétant. La nécessité de lutter contre cette fracture est une question politique majeure, et il faut saluer la présence d'un homme politique généraliste, Jean-Luc Mélenchon, et du Front de Gauche, aux côtés des militants mouvementistes.

"Selon les premiers éléments que nous avons recueillis, la mort [de Rémi]a eu lieu dans le contexte d'affrontements avec les gendarmes vers 02H00 du matin", a déclaré à l'AFP Ben Lefetey, porte-parole du collectif Sauvegarde de la zone humide du Testet, qui regroupe la majeure partie des opposants au projet de barrage. Le procureur d'Albi Claude Derens n'a donné depuis aucune information nouvelle sur les circonstances du décès. Une autopsie doit avoir lieu lundi. Un rassemblement en mémoire de Rémi est prévu lundi à 14 h 00 devant la préfecture à Albi 

http://blogs.mediapart.fr/blog/pascale-fautrier/251014/barrage-du-testet-manifestation-nationale-hier-le-corps-dun-jeune-homme-mort-retrouve-sur-le-b

ANIS VICTIME D''UNE TENTATIVE DE MEURTRE PAR DES POLICIERS

Anis victime d'une tentative de meurtre par des policiers, se retrouve sur le banc des accusés, et mis en mandat de dépôt. Nous luttons pour nos morts tués par la police avec la complicité de la justice et de l'état, n'attendons pas que Anis soit mort pour nous mobiliser et dénoncer ces bourreaux en uniforme prêt à tuer en toute impunité. La seule différence entre Anis et tous ces hommes tués par la police, c'est cette vidéo qui lui a sauvé la vie, sinon il serait mort.
Anis ça peut être vous un jour!!! alors n'attendez plus partager cette vidéo un max que le monde se rende compte de la police française.

Meurtre à Noisy-le-Sec: un policier est renvoyé devant les assises

 

22 octobre 2014 | Par Louise Fessard - Mediapart.fr

Le gardien de la paix Damien Saboundjian, qui a tué Amine Bentounsi le 21 avril 2012, à Noisy-le-Sec, est renvoyé devant les assises pour «violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner». L'enquête détaille l'ampleur des solidarités policières et politiques mises en place.

Amal Bentounsi : Nous ne pouvons pas nous réjouir de cette requalification des faits, de passer "d'homicide volontaire" à "violence volontaire ayant entraîné la mort sans l'intention de la donner" qui pour moi est une déqualification des faits. 

Permettez-moi de rester dubitatif quant à la raison pour laquelle ce magistrat ne peut maintenir homicide volontaire, du simple fait qu'un expert balistique puisse dire " il est probable qu'un homme peut se retourner en une seconde"où en vue de tous les éléments à charge contre ce policier, autopsie qui démontre que la balle est bien rentré par la région dorsale, que vous avez six témoins qui affirment que mon frère ne s'est jamais retourné et qu'il était de dos, les nombreux mensonges dans la déposition de ce policer et de ces collègues, la manipulation de celui-ci, des propos qu'il a pu tenir notamment sur les écoutes téléphoniques, que ce même policier est obtenu la note de 27 sur 30 à une cour de tir 1 semaine avant les faits, qu'il y a eu 4 tirs qui ont été tirée, et bien d'autres tellement les incohérences sont énormes. cette affaire est l'exemple même quand un magistrat a le courage de faire une enquête de fond et que pendant 2 ANS et demi, on a une petite lueur d'espoir on se rend compte avec cette décision de requalifier les faits, ce magistrat a céder à la pression des syndicats policiers, à la pression du procureur, qui ne l'oublions pas travail en étroite collaboration avec la police, à la pression politique de la part de nos dirigeants qui s'immiscent dans cette affaire et d'autres.

Une démonstration magistrale que la justice n'est pas impartiale, une démonstration de toutes ces magouilles et arrangements entre police et politique, une démonstration de ne pas être dans un pays de droit, une démonstration d'injustice et de mensonges, une démonstration qu'un justiciable policier est au-dessus des lois, une démonstration que d’être policer c'est aussi la possibilité depouvoir tuer en toute impunité.

https://www.youtube.com/watch?v=jM2B0Mf3IyU

Pour toutes ces raisons nous continuerons à plus nous taire.

Rendez-vous à la cour d'assise.

 

Sortie du livre "permis de tuer" le 11 septembre 2014


Permis de tuer, 192 pages, 10 euros
Disponible le 11 septembre en librairie

En France, la peine de mort a été abolie en 1981, mais le
permis de tuer existe toujours. Les violences policières et
les crimes policiers rythment la vie des bidonvilles et des
quartiers populaires depuis des dizaines d’années. Avec plus
de dix morts connus par an, leur actualité demeure brûlante.
Donner un chiffre exact s’avère difficile, mais nous savons
que plusieurs centaines de morts ont été recensées au cours
des trente dernières années. Dans cet ouvrage, six histoires
de luttes récentes pour établir la vérité et obtenir justice sont
rassemblées. Elles sont racontées directement par les proches
de personnes mortes entre les mains de la police républicaine.
Par ces parents, ces frères et soeurs, ces amis, confrontés
au mur de silence étatique et à la souffrance, qui ont la force de
s’exprimer et le courage de se mobiliser.

Table des matières

« Permis de tuer » / Collectif Angles Morts
« On va faire le procès de la police » / Samir Baaloudj avec Nordine Iznasni
« Si la france acceptait de reconnaître ses crimes, tous ses fondements
s’écrouleraient » / Comité vérité et justice pour Lamine Dieng
« On a beau faire, la justice en France, ça n’existe pas » / Comité Vérité et Justice pour Abdelhakim Ajimi avec Mogniss H. Abdallah
« Ils nous traitent comme des sous-hommes » / Farid El-Yamni
« Tous les quartiers désunis se sont réunis », Marwan Brahmiya et Celik Ilter
« Il faut créer un véritable rapport de forces » / Amal Bentounsi
« La justice est morte, elle ne va que dans un sens » / Comité Justice pour Lahoucine Aït Omghar
« Le bras armé des classes dominantes » / Mathieu rigouste