Affaire Amadou Koumé, 6 mois plus tard toujours rien de la part de la justice

Rendez-vous le 10 octobre 2015 à 14h30 depart de la Gare du Nord
Dans cette affaire comme dans toutes les autres affaires de crimes policiers, face à l'évidence, au rapport d'autopsie au témoignage,
le procureur de Paris ne daigne pas instruire et nommé un juge pour instruire cette affaire, encore une fois il y a urgence à dénoncer le mépris, le déni de justice envers nos proches mort entre les mains de la police française. Je vous le dit a force de mépris, d'injustice vous créez le chaos dans la tête des gens et des familles. Soutien a la famille sans rapport de force, sans mobilisation, ne vous dites pas que cela arrive qu'aux autres, nous somme tous et toutes une victime potentielle de la police, à force de ne rien dire, de ne rien faire, ils continueront à nous tuer en toute impunité, protéger par la justice, a nous de faire le travail.
Pour le respect et notre dignité.
 
Le 6 mars, Amadou Koumé décédait au commissariat du Xe arrondissement de Paris, après une interpellation tumultueuse. «Libération» a eu accès à un...
LIBERATION.FR

 

 

UN COMBAT COMMUN

Aujourd'hui, tout le monde le sait. Rémi Fraisse a été tué par des gendarmes le 25 octobre 2014. Ils ont connu les causes de sa mort tout de suite. Ils ont menti, le Ministre de l'Intérieur a promis de ne pas les abandonner, et le Chef du Gouvernement nous a demandé de faire confiance à la Justice. Affaire close pour eux, qui ont hâte que nous "passions à autre chose".

Il n'est pas de volonté plus vaine. Car aujourd'hui, alors que les français moyens découvrent  le processus de l'impunité policière - d'abord le crime, puis les mensonges pour criminaliser la victime et couvrir les tueurs, et enfin la protection de la hiérarchie jusqu'à celle de l'Etat - ils commencent à comprendre ce qui se déroule chaque mois dans les quartiers populaires.

Rémi a été tué dans une zone rurale. Il voulait que les choses changent, sans pour autant être un « militant » particulièrement engagé. Depuis plus de 30 ans, des centaines de personnes ont été tuées par la police en zone urbaine. Ils voulaient sans doute que les choses changent, sans pour autant être « militants ».

Rémi était dans une manifestation. D'autres fuyaient un énième contrôle d'identité, à tort ou à raison. D'autre, enfin, et pour la majorité, ne faisaient que ...rentrer chez eux. Aucun ne méritait la peine de mort, abolie en France depuis 1981. Tous méritent que la lumière soit faite sur les circonstances de leur mort, et la justice rendue à leurs familles brisées. Que la police tue est une chose, que l'Etat lui donne un permis de tuer en est une autre.

Nous n'avons pas tous les mêmes mots pour le dire, mais nous avons tous la même pensée. Les forces de l’ordre de ce pays ne protègent que l’Etat, et l’Etat le leur rend bien. Mais derrière cette réalité, il y a nos vies entre parenthèses. Ces vies volées, à  la source d'une colère qui tient en deux mots : l’injustice et l’impunité.

On relève plus de 127 personnes tuées par la police entre 2000 et 2014. Est-ce le prix de la paix sociale ? Cette paix n'est pas une paix, c'est une guerre de basse intensité. Une guerre contre les pauvres, une guerre contre l'humain. Le bilan annuel de cette guerre permanente est aussi le suivant : 3 500 000 chômeurs, 150 000 sans-abris, 78 000 personnes incarcérées, 1 000 000 licenciements économiques, 35 000 expulsions de sans-papiers... Les chiffres annuels de notre "démocratie" font froid dans le dos.

Il faut changer notre société. Et pour la changer, il faut désarmer, dans tous les sens du terme, ceux qui la contrôlent de manière inégalitaire, inéquitable et dangereuse, policiers comme politiciens. Nous n’aurons pas tous les mêmes solutions à apporter, pas les mêmes moyens de mise en œuvre, mais cette certitude nous unit dans notre combat.

Cela fait des années que des passerelles fragiles se construisent entre les luttes des centres et les luttes de la périphérie. Lorsque Villiers-le-Bel a flambé en 2007, les un-e-s et les autres se sont rencontré-e-s en solidarité avec les émeutiers condamnés. Ça n'a pas fait sourire le Ministère de l'Intérieur. L'Etat n'a jamais aimé que les opprimés s’unissent.

Qu'importe. Le mouvement est en marche. Aujourd’hui, nous marchons et agissons ensemble, faisant corps, chacun avec nos moyens et à notre niveau, non pas parce que nous avons une vision idéaliste et universelle du malheur qui nous frappe, mais parce que la France est malade, et qu’il est urgent de l’arrêter dans ses pas meurtriers, par tous les moyens nécessaires.

Parce que la fin de l'impunité policière n'est pas un enjeu minoritaire. A l'heure où milices fascistes et certains policiers marchent main dans la main, tabassant tout ce qui ne ressemble pas à un patriote docile, c'est un enjeu démocratique majeur, qui informe sur l'état de santé de notre pays. Et dire que le diagnostic est alarmant relèverait de l'euphémisme.

Auteurs :

- Amal Bentounsi, sœur d’Amine Bentounsi mort par balle le 21 avril 2012, Fondatrice du collectif de familles de victimes Urgence Notre Police Assassine

- Réseau de Lutte contre les Violences Sécuritaires.

- Sihame Assbague Stop le Contrôle au faciès 

Meurtre à Noisy-le-Sec: un policier est renvoyé devant les assises

LOUISE FESSARD

Un musulman molesté par la police devant sa femme et son fils de 2 ans. http://www.islametinfo.fr/2014/09/23/bavure-policiere-musulman-police/

Anis* (le nom a volontairement été modifié), père de famille respectable et chef d’entreprise, a récemment été victime d’une bavure policière à Metz alors qu’il se promenait en famille. Le 29 août 2014 restera à jamais gravé dans la mémoire d’Anis et de ses proches, témoins d’une véritable agression. Trois semaines après, la famille est toujours sous le choc mais a décidé de parler afin que la Communauté connaisse le sort qui a été réservé à Anis pour un simple geste civique.
Evidemment, il n’est pas question de jeter l’opprobre sur toute la police nationale mais d’alerter le Ministère de l’Intérieur afin que ce dernier prenne les mesures nécessaires pour réparer une faute grave dont les traumatismes resteront à jamais ancrés. De plus en plus de musulmans se plaignent de contrôles à répétition, notamment sur des femmes voilées, de mesures d’exception sur des jeunes ou des religieux. En 2014, en France, les citoyens musulmans ont comme tout le monde le droit à la sécurité, au respect et à la dignité. Les récents événements à Trappes, Argenteuil ou encore Lyon ne sont que des marqueurs d’un ras-le-bol général devant tant d’injustice contre une Communauté qui contribue au développement du pays.
Merci à Anis qui a eu le courage de témoigner malgré les pressions encourues contre lui et sa famille. La médiatisation des discriminations est un premier pas vers le respect. La lutte pour les droits des musulmans en France ne fait que commencer.
“Voici la vérité sur ce qui s’est passé lors de mon agression, avec ma femme et un de mes fils de 2 ans et demi, voici une copie des courriers que j’ai envoyés à différents ministères, ceci est la pure vérité.Un jeune en scooter percuté par la police.
Les faits : Le 29 août 2014 entre 19h30 et 20h, je me trouve avec ma conjointe, ainsi que notre plus jeune fils de 2 ans et demi, sur Metz-borny, pour aller acheter de la viande à la boucherie. Une fois cela fait, nous remontons dans notre véhicule, je prends le volant, et là j’aperçois un véhicule de police qui fonce sur un jeune en scooter qui n’avait pas de casque et que je connaissais. J’arrive sur les lieux de l’accident, je constate que la police a percuté le jeune sur le coté, ce qui a éjecté le jeune du scooter. Les policiers se concertent et au bout de quelques secondes, ils se sont approchés de la victime qui me demande de filmer, ce que ma conjointe fait. Au bout de quelques secondes, je reprends le téléphone pour filmer les débris du scooter et le scénic de la police endommagé.
Je parle avec la victime qui me dit que la police lui est rentrée dedans exprès et me demande de continuer à filmer. Un policier s’approche de moi, et me dit calmement “il ne faut pas filmer s’il-vous-plaît, il faut quitter les lieux”. Je lui réponds que je ne filme pas la police et je commence à m’avancer vers mon véhicule, pendant ce temps des policiers de la BAC me montrent du doigt à d’autres collègues. Là j’aperçois un véhicule de police garé juste à ma hauteur sur le trottoir d’en face. J’aperçois 2 policiers armés qui se font des signes de la tête envers moi, comme s’ils se disaient “c’est lui”. Un des deux policiers se dirige vers l’accident, tandis que le premier arrête de marcher en me fixant et il me dit:
“- Dégage de la, tu n’as rien à foutre là, b***.
- Pourquoi tu me parles comme ça trimard (une personne qui connait rien à la vie), ai-je répondu.
- C’est bien beau de se la péter en BMW, j’aimerais bien savoir ce que tu fais comme boulot.
- T’inquiètes pas pour moi, je ne suis ni trafiquant, ni dealer, ni braqueur, je travaille légalement, je possède 2 sociétés, si tu travailles pour 1200€ c’est ton problème pas le mien”.
Et là, il se met à la hauteur de mon véhicule car lui est debout et moi assis dans le véhicule, me regarde et me dit c’est toi le meilleur en mettant son pouce en l’air. Mon agression
Je démarre, j’avance normalement, rien ne se passe derrière moi, puis j’arrive à un 2ème feu rouge. Tout à coup, nous entendons un gros coup de frein à main, on aperçoit un véhicule de police avec les gyrophares qui a du mal à s’arrêter et qui est à deux doigt de taper le véhicule devant nous. D’un coup on voit trois policiers armés, flash-ball, arme de pointe, gazeuse à la main. L’un des policiers sort côté passager avant avec une vraie arme de style de petite calibre automatique. Ce dernier met en joue ma femme, mon fils et moi.
Je précise que j’avais les mains en l’air, je disais “doucement, j’ai mon fils qui est dans la voiture, doucement je vais descendre, doucement je vais descendre” quand le policier dit à son collègue “gaze le par la fenêtre ce bâtard”. Son collègue s’approche de mon véhicule à ma hauteur, tend sa main, en sachant qu’il a vu et entendu mon fils de 2 ans et demi, hurler de peur, il continue à avancer sa main au niveau de ma vitre qui était entrouverte. J’ai eu le réflexe de fermer la fenêtre pour protéger mon fils de la gazeuse.
Le policier me redit, arme au poing “descend ou je vais t’allumer”. Il repointe en joue ma conjointe, je regarde sur ma gauche et là je ne vois aucun policier au niveau de ma portière. Je décide de descendre vite avec les mains en l’air, en lui disant “j’ai pas d’arme, j’ai pas d’arme”. Les 2 policiers se jettent sur moi, l’un deux me fait un croche pied, je tombe sur la tête, l’autre saute sur mon dos, et me donne plusieurs coups sur la tête avec le bout de la gazeuse. Pendant que l’autre me met des coups sur les hanches. Ils disaient “sale chien t’aime bien filmer la police” pendant que j’entendais ma conjointe et mon fils hurler. Je dis à ma conjointe de filmer. Un des trois policiers se relève, un autre s’approche, me tient au sol, tout en m’étouffant avec son genou et en me mettant des coups de poing dans la tête. Il dit a son collègue “gaze la cette p***, arrache lui le téléphone” en parlant de ma conjointe. Ma conjointe commence à descendre du véhicule en filmant et le policier qui s’était relevé pousse plusieurs fois violemment la portière contre ma conjointe qui est complètement écrasée et qui n’arrive pas à s’extraire. Il a même essayé de lui prendre son téléphone. Mais voyant qu’il n’y arrivait pas, il lui a tiré les cheveux. Ma femme criait “aidez nous, aidez nous”. A ce moment là, il s’est écarté. Ma conjointe fait le tour du véhicule, et filme ce qu’ils étaient en train de me faire. Un policier la repousse muni de son flash-ball et lui dit “occupe toi de ton gosse”, ce qui prouve bien qu’ils étaient au courant qu’il y avait un enfant dans le véhicule.
Pendant que j’étais au sol menotté, il m’a retourné sur le dos, en me tirant très fort sur mes poignées, et me disait “tes poignées je vais te les briser sale fils de p***, je vais te crever”. D’ailleurs dans la vidéo on voit qu’il essaye de me tuer en m’étranglant devant les yeux de mon fils. Il me ramène au niveau de leur véhicule, un policier m’écrase contre la voiture, il décide de me faire monter de l’autre côté du véhicule. Lui et son collègue me tenaient tellement fort en me menaçant que j’ai cru mourir. Je sentais que quelque chose allait m’arriver, je le voyais dans ses yeux, il ne savait plus ce qu’il faisait. Tellement il me soulevait haut par les bras, j’avais la tête vers le bas et les mains vers le haut en arrière, j’avais une douleur atroce, je croyais que j’avais mes épaules brisées.
En voyant, qu’il n’arrivait pas à me mettre dans leur voiture, il me prend par le cou en arrière en serrant avec ses 2 bras. Je pousse avec mes deux jambes, toujours menotté et je crie “je vais mourir, je vais mourir”. Il se couche sur le capot de ma voiture, tout en me serrant au cou de toute sa force avec ses deux bras. Il m’a tenu avec une main par la gorge et avec la deuxième main, il essayait de me décrocher la gorge.
Il dit à son collègue “gaze le”. Celui-ci approche avec la gazeuse et me gaze en plein visage et de près. J’ai avalé tout le produit, je ne respirais plus. Pendant ce gazage, un policier continuait à me tirer sur le cou en me disant tout en grinçant des dents “je vais te crever”. Je commence à perdre connaissance, car il m’appuie trop sur le cou, mais ça ne l’empêche pas de me jeter dans le véhicule. Je me retrouve dans le véhicule, au moment où le claquement des portes retenti je reprends mes esprits. Je sens un poids sur moi, c’était un des policiers qui s’était assis sur moi. Je dis “svp, enlevez vous je ne respire plus”. Il me dit “tu n’as qu’à pas respirer, crève sale chien”. Le policier à l’avant du véhicule se retourne et me dit “crève, crève”, en me donnant plusieurs coups de poing sur la tête, et il redit à son collègue d’appuyer fort sur ma tête, ce qu’il a fait. Je garde des séquelles encore aujourd’hui.
L’arrivée au commissariat
Nous arrivons au commissariat, les coups continuent à pleuvoir ainsi que les menaces de mort. Un policier descend du véhicule et m’éjecte du véhicule en me tirant violemment par le pied, entraînant ma tête contre la carrosserie et ensuite par terre. Il me soulève par les pieds et par les poignées, me monte dans le bureau. Un de ses collègues veut me mettre assis sur une chaise, mais le policier crie “non, non, non, jetez le par terre ce chien”. Il me pousse violemment par terre, ma tête cogne le mur, il me dit “tu vas crever, je vais *** ta mère ***”.
Il me frappe violemment au visage, me marche sur la cuisse, ensuite il s’éloigne vers la porte pour parler avec ses collègues. J’essaye de me relever doucement sur mes genoux en pleurant. Je l’insulte et lui dis qu’il va payer pour le mal qu’il me fait que le bon Dieu existe. Il me répond en se moquant “c’est moi dieu”. Je lui réponds “toi t’es qu’une m***”. Il devient tout rouge, se dirige vers moi, me prend au cou, me claque la tête contre le meuble. Ma tête saigne, il me jette par terre, je perds connaissance, le sang gicle partout du dessus de ma tête.
J’entends son collègue dire qu’il y a du sang partout et qu’il faut m’emmener à l’hôpital, mais le policier refuse. Il me tire par les poignées, en me disant de me lever “fais pas semblant”, alors que je voyais des étoiles et priais Dieu.
Le policier continue toujours à me tirer, et appuie avec ses doigts sur mon cou pour voir si je respirais. Il dit à son collègue “c’est bon il respire, il fait semblant”. Je l’insulte de nouveau alors il me met la semelle de sa chaussure sur le visage, appuie fortement avec ses chaussures de sécurité, en me disant “tu veux pas crever sale fils de p***”. J’en ai gardé des traces sur le visage.
D’un coup, je reprends très vite mes esprits et je crache sur sa jambe. Pour se venger, il a soulevé son pied pour me donner un coup et écraser ma tête. Je perds connaissance une nouvelle fois. D’un coup je me réveille, de l’eau coule sur moi. Le policier insiste sur le fait que je joue la comédie. J’essaye de me relever sans aide de la part d’aucun policier, car ils étaient tous occupés à rigoler.
Un de ses collègues lui dit d’appeler les pompiers, qu’ils risquaient d’avoir des problèmes. Le policier qui me malmenait a estimé qu’une trousse de secours ferait l’affaire. En entendant ces mots, j’ai exigé d’aller à l’hôpital pour me faire soigner et voir mon avocat. Le policier me répond que l’avocat c’est plus tard, et que pour l’hôpital c’est trop facile, que j’allais rester là comme un chien. Je lui dit qu’il ne m’impressionne pas et qu’il devrait voir qu’avec tous les coups que j’ai reçu, je résiste encore. Il me répond “t’inquiètes pas dans les geôles, ça sera ta fête”. Je lui réponds “j’espère pour toi que je serai menotté”.
Les pompiers arrivent au commissariat
J’aperçois 3 policiers de la BAC qui passent dans le couloir, l’un d’eux leur a dit “c’est bien les gars, il faut le n***celui la”, en me pointant du doigt. Puis, au bout de plusieurs heures, les pompiers arrivent pour me soigner. Tout de suite, le policier se jette sur un des pompiers et lui parle à part. Quand le pompier est revenu vers moi, il avait un comportement bizarre. Ce pompier inspecte les blessures. Il constate l’état de mes lésions sur le crane, et informe les policiers qu’il faut que je sois emmené tout de suite à l’hôpital. Le policier insiste pour que je reste en allant jusqu’à proférer des gros mots.
Le pompier dit au policier qu’il faut qu’il y ait un véhicule de police qui nous accompagne. Le policier ne voulait pas s’en charger. Tout d’un coup, un nouveau policier est venu dans le bureau et a entendu le problème. Or, aucun véhicule n’était disponible. Donc le pompier propose de faire signer une décharge. Un des policiers prend la parole et dit “on ne peut pas faire ça, on n’a pas le droit, on va se faire allumer par le chef”.
Je faisais semblant de ne pas entendre, j’étais toujours un peu dans les vapes mais j’entendais tous. Finalement, ce sont des collègues du policier qui a refusé de m’escorter et a préféré rester dans son bureau, qui ont préparé le rapport avec soi-disant : outrage, menace de mort, refus de se soumettre au teste d’alcoolémie et de stupéfiant, … la totale, tout cela pendant que j’étais en train d’agoniser dans mon sang.
On se rend à l’hôpital… Enfin !
Nous nous rendons à l’hôpital tranquillement. Je vomissais dans la camionnette des pompiers. Une fois arrivés à l’hôpital, deux infirmières très gentilles et un autre infirmier me prennent en charge, me demandent ce qui s’est passer. Je leur raconte, et tout de suite un policier rentre et leur dit de faire attention, que je suis dangereux.
Une des infirmières lui répond de ne pas s’inquiéter et ferme la porte. Elle m’a dit que là j’étais en sécurité et qu’ils allaient faire un rapport sur les blessures. J’ai vu le médecin qui a regardé mes blessures, il me demande comment j’ai fait ça, je lui raconte, il commence à me soigner, tout en me parlant gentiment. Un des policiers l’appelle, lui parle, le médecin revient, et tout d’un coup il a un comportement bizarre. Il termine de me soigner, et signe le papier comme quoi je suis apte à la garde à vue malgré toutes mes blessures.
Nouveau départ pour le commissariat
On repart au commissariat. Une nouvelle équipe me prend en charge. Les policiers me font souffler dans le ballon, le taux est de zéro. Il me demande si je veux être auditionné maintenant ou après avec mon avocat, car pour l’instant celui-ci ne répond pas au téléphone. Il m’explique les faits qui me sont reprochés : outrage, rébellion, menace de mort, et refus de se soumettre aux dépistages d’alcoolémie et de stupéfiant. Je réponds que je n’ai rien fait de tout cela et que s’il n’y a pas d’avocat, pas d’audition. Le policier me répond “assis toi, calme toi, on va discuter calmement”.
Je commence à m’énerver en lui disant de me descendre dans les geôles, c’est moi la victime dans l’affaire ce n’est pas eux. Je lui dis “maintenant, tu me descends dans les geôles”. Il m’a répondu par l’affirmative.
Une fois dans la geôle, [...] j’ai réussi à dormir quelques heures, pour récupérer des forces. Au bout de ces quelques heures, l’odeur d’urine était tellement devenue insoutenable, que je n’arrivais plus à respirer, ça me brûlait au visage, on dirait qu’il n’y avait plus d’aération dans cette geôle. Plus d’air ! Je demande qu’on me change de geôle ou qu’on me donne une serpillière. Cependant, la geôlière refuse.
Je commence à taper très fort sur la porte avec ma main, une fois que j’ai commencé à me taper la tête contre la porte et que mes agrafes se sont détachées, j’ai commencé à saigner de nouveau, elle a constaté et a appelé son supérieur. Le brigadier est venu et m’a demandé de rester tranquille sinon il me mettrait un casque sur la tête.

Je lui répond que je ne veux pas de problème, je veux juste dormir, changer de cellule, ou une serpillière je la lave. Tout d’un coup, il me dit “OK, pas de problème”, je lui réponds “merci chef”. Il me dit “attend j’arrive, je vais te changer de geôle”. Il parle avec la geôlière, ainsi qu’avec d’autres policiers, repart dans un bureau, pendant de longues minutes, et reviens me voir, et me dit finalement pour la cellule d’à côté que ce n’est pas possible.

 

De nouveau à l’hôpital

[...] Mes blessures à la tête saignent de nouveau très fort. Je suis conduit à l’hôpital. [...] Une dispute éclate entre moi et la policière qui m’a accompagné car elle se moquait de moi. Voyant que je ne me laissais pas insulter sans rien dire, elle demande une prise de sang pour détecter des stupéfiants. Le médecin préfère attendre que les soins soient finis ce qui agace la policière.[...]

Je demande d’être seul avec le docteur. Il leur a demandé gentiment de sortir, et la policière lui a répondu “vous prenez la responsabilité s’il arrive quelque chose”. Elle essaye de me faire passer pour un criminel ou pour un fou peut être. Le médecin les fait se diriger vers la porte, et là elle dit “je dois partir, il faut que vous me signez le papier comme quoi vous avez refusé la prise de sang”. Je lui dis que je n’ai pas refusé, que je le ferais une fois que mes blessures seront soignées. Elle me dit “c’est maintenant ou rien”. Je lui dis de partir.

Elle fait signer le papier au médecin, il ne savait plus quoi répondre. Une nouvelle équipe arrive et tout se passe bien, le médecin part avec les autres policiers pour discuter pendant que j’attendais avec la nouvelle équipe. J’espérais qu’ils ne seront pas pareils. Bonne surprise, ils me parlent, me remontent le moral, me ramènent de l’eau à boire, me proposent si je veux un café. Je leur raconte ce que j’ai subi. L’un prend une chaise, s’assoit à côté de moi et me tient la main en me disant de ne pas m’inquiéter “on va faire attention à toi cette nuit dans les geôles car j’ai un ancien collègue à nous, qui patrouillait avec nous, et ce soir, il est de garde des geôles, donc ne t’inquiètes pas, il est super gentil, il veillera sur toi et te mettra dans une cellule propre”.

Le médecin revient, il termine de me soigner mes blessures. En disant de faire attention à moi et à mes agrafes, il donne le papier m’attestant apte pour la garde à vue, mais pas de scanner pour la tête rien, c’est comme si on l’avait houspillé pour qu’il se dépêche.

 

Et encore le commissariat…

Je repars avec les policiers très gentils qui me remontent le moral dans la voiture. Une fois arrivés dans les geôles, ces derniers ont tout de suite dit au geôlier de me changer de cellule, car l’autre est infecte.

Une fois dans ma nouvelle cellule, je remercie les policiers et le geôlier. Je m’endors enfin tranquillement avec mes douleurs et ma fatigue, c’était seulement ce que je voulais.

Le lendemain, ils viennent me chercher dans la cellule et me disent “audition”. Je remonte dans le bureau, ils me posent quelques questions et je ne comprends plus rien. Il me dit :

” T’as voulu écraser mon collègue avec ta voiture.

- Non, répondis-je, c’est pas vrai, j’ai une vidéo qui prouve le contraire.

- Elle est où cette vidéo ?

- Quelque part.

Il poursuit en me posant pleins de questions. Je demande mon avocat. Il m’affirme que celui-ci ne répond pas, il serait en vacances. Je lui dis d’appeler ma femme, qu’elle me trouvera un avocat. Il me répond qu’il n’a pas que ça à faire. Je dis que dans ce cas, je fais ma déposition chez le procureur et je lui demande de me descendre dans les geôles. Il me descend dans les geôles, il me dit qu’il appelle le procureur et qu’on va voir s’il prolonge ma garde à vue ou pas.

Il me met dans la geôle, et surprise, un nouveau geôlier, très gentil. [...] Je lui parle de mon problème d’avocat, il m’a conseillé de prendre un avocat commis d’office, dans la situation dans laquelle il faut en prendre un vite.

Le soir même, l’avocate commise d’office arrive, me parle 5 minutes et m’explique que demain, je serai déféré au parquet.

 

Le rendez-vous au tribunal

Le lendemain, au tribunal, surprise, le procureur demande mon maintien en détention, et que les faits qui me sont rapprochés sont outrage, rébellion et menace de mort sur 6 policiers. Je tombe de haut. Je commence à lui expliquer en larmes que je n’ai rien fait et qu’il y a une erreur, il m’a répondu par la négative. J’ai affirmé qu’il y avait des vidéos et des témoins, mais il n’a rien voulu savoir.

Je monte chez la juge des libertés, je lui explique tout de A à Z, qu’il y a une erreur, je lui ai dit de bien faire son enquête et qu’elle verra que je suis innocent. Mon avocate a bien expliqué la situation, comme quoi c’était de la jalousie. Une fois les discours finis, nous avons attendu dans le couloir qu’elle délibère pendant de longues minutes.

La greffière vient me chercher avec mon avocate, et là, surprise, la juge me maintient en détention provisoire, pour le lendemain au tribunal quand je serai jugé pour les faits qui me sont reprochés. Donc une nuit, à la maison d’arrêt de Metz queuleu, qui se passe sans problème.

Le lendemain, comparution immédiate au tribunal. De nouveau surprise, j’écope de 6 mois de prison dont 3 mois avec sursis et 2 ans de mise à l’épreuve, ainsi que des dommages et intérêt que je dois verser au policier.

Fin du témoignage.

Anis vit depuis dans la crainte d’une nouvelle bavure comme il l’écrit sur sa page Facebook. Les agents présents ce jour doivent être sanctionnés sévèrement sous peine d’entacher un peu plus l’uniforme de la police. Bernard Cazeneuve et le Préfet ont le devoir de recevoir cette famille sous le choc devant tant de violence. L’Etat doit agir rapidement afin que musulmans, jeunes des quartiers ou encore femmes voilées retrouvent confiance dans le rôle de la police nationale.

  • RASSEMBLEMENT SAMEDI 6 SEPTEMBRE À 17H, FONTAINE DES INNOCENTS, PARIS SOLIDARITE FERGUSON – JUSTICE FOR MICHAEL BROWN

    http://indigenes-republique.fr/solidarite-ferguson-justice-for-michael-brown/
    Afin de manifester notre solidarité suite au meutre de Michael Brown à Ferguson, nous vous invitons à un rassemblement ce Samedi. Ce meurtre n’est pas un cas isolé, il faut savoir que la police tue un noir toutes les 28h aux Etats-Unis. En France les bavures policières sont nombreuses et impunies. Face à ces bavures policières qui n’ont pas frontières, la réisitance doit être internationale. Nous ferons une photo « HANDS UP » pour rendre hommage à notre frère sauvagement assassiné.

    Rassemblement samedi 6 septembre à 17h

    Fontaine des Innocents, Paris

    TOUCH ONE TOUCH ALL

    SOLIDARITE FERGUSON

    JUSTICE FOR MICHAEL BROWN

    NO JUSTICE NO PEACE



    Uhuru

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  • SORTIE DU LIVRE "Permis de tuer" le 11 septembre en librairie, 10 euros



    Permis de tuer, 192 pages, 10 euros
    Disponible le 11 septembre en librairie

    En France, la peine de mort a été abolie en 1981, mais le
    permis de tuer existe toujours. Les violences policières et
    les crimes policiers rythment la vie des bidonvilles et des
    quartiers populaires depuis des dizaines d’années. Avec plus
    de dix morts connus par an, leur actualité demeure brûlante.
    Donner un chiffre exact s’avère difficile, mais nous savons
    que plusieurs centaines de morts ont été recensées au cours
    des trente dernières années. Dans cet ouvrage, six histoires
    de luttes récentes pour établir la vérité et obtenir justice sont
    rassemblées. Elles sont racontées directement par les proches
    de personnes mortes entre les mains de la police républicaine.
    Par ces parents, ces frères et soeurs, ces amis, confrontés
    au mur de silence étatique et à la souffrance, qui ont la force de
    s’exprimer et le courage de se mobiliser.

    Table des matières

    « Permis de tuer » / Collectif Angles Morts
    « On va faire le procès de la police » / Samir Baaloudj avec Nordine Iznasni
    « Si la france acceptait de reconnaître ses crimes, tous ses fondements
    s’écrouleraient » / Comité vérité et justice pour Lamine Dieng
    « On a beau faire, la justice en France, ça n’existe pas » / Comité Vérité et Justice pour Abdelhakim Ajimi avec Mogniss H. Abdallah
    « Ils nous traitent comme des sous-hommes » / Farid El-Yamni
    « Tous les quartiers désunis se sont réunis », Marwan Brahmiya et Celik Ilter
    « Il faut créer un véritable rapport de forces » / Amal Bentounsi
    « La justice est morte, elle ne va que dans un sens » / Comité Justice pour Lahoucine Aït Omghar
    « Le bras armé des classes dominantes » / Mathieu rigouste

Rassemblement en soutien a la famille de Lahoucine le 14 mai 2014 à 14h30 à la grande place Bethune

Campagne humoristique " le changement c'est maintenant"

 

Venez célébrer la Journée Internationale du Rire le 4 mai 2014
 
EVENEMENT FESTIF (STANDS, BUVETTE, BARBECUE, DJ, HUMORISTES) NOMBREUSES SURPRISES 
 
Comme nous, vous devez être nombreux à contenir votre fou rire depuis quelques mois J En découvrant peu avant le 1er avril le visage de notre Premier Ministre, nous avons enfin saisi l’ampleur de la blague. Nommer chef du gouvernement le seul qui s'est opposé à la lutte contre le contrôle au faciès, celui qui a profondément divisé la gauche en clivant sur à peu près tous les sujets sociétaux, et celui qui, rappelons-le, n'a fait que 5% des voix aux primaires de son parti... trop fort.
 
"Le changement...c'est maintenant"... C’était donc cela, une plaisanterie – très certainement la meilleure de ces dernières années, reconnaissons-le. Nous ne pouvons que confirmer la réputation de comique du Président ; comique au caractère contagieux puisque la fièvre semble s'être emparée des membres du gouvernement. Qu'est-ce que nous rions !
 
En bons camarades, nous nous devions de rejoindre ces autres associations qui se battent pour le « changement » et l'égalité des droits. Le rire de notre association est devenu un rire collectif se propageant à travers plus de 30 associations, de Paris à Marseille, et la liste des amusés s’allonge chaque jour. 
 
Ensemble, nous avons décidé de rendre hommage à cet humour présidentiel. Bon public, nous tenions à célébrer ces canulars lors d'un grand événement organisé le dimanche 4 maipour la journée internationale du rire. 
 

Viol au 36 Quai des Orfèvres: 4 policiers placés en garde à vue

L'Inspection générale de la police nationale (IGPN) vient d'être saisie par le parquet de Paris d'une enquête judiciaire pour viol (ou agression sexuelle, les faits pouvant être requalifiés au fur et à mesure de l'enquête) commis sur une jeune femme dans les locaux du 36 quai des Orfèvres, le célèbre siège de la police judiciaire parisienne. Le parquet de Paris a confirmé l'ouverture d'une enquête au Point.fr. "Elle a été ouverte à la suite de la plainte de la victime présumée", indique une autre source judiciaire.

Soirée arrosée

À la PJ, le silence est total. Quelques informations ont pu néanmoins filtrer. Lors d'une soirée arrosée, des policiers du 36 auraient proposé une visite de leur bureau. La police judiciaire fête son centenaire cette année et son aura a, semble-t-il, traversé les frontières. La jeune femme s'était présentée comme une fonctionnaire de police d'un pays étranger, selon une source judiciaire. C'est lors de cette visite que les faits auraient été commis.

Mais, selon une source proche de l'enquête, il convient d'être très prudent. "L'enquête ne fait que commencer et rien ne permet pour le moment d'incriminer les fonctionnaires. Il y a toujours du monde au 36, des faits de ce genre ne seraient pas passés inaperçus."Article le point Azziz Zemouri 24 avril 2014 

"Vous voulez violer en toute impunité "....

les syndicats policiers vont ils soutenir des violeurs comme ils soutiennent des assassins. A cette vitesse bientôt ils soutiendront des pedophiles.

 

Partenaire de la mafia policière

A chaque fois que vous partez en vacances avec Pierre Vacances vous participez à financer la mafia policière (cf page 39 : http://www.alliancepn.fr/medias/alliance-magazine/?eID=dam_frontend_push&docID=217)

Pour rappeler qu'un homme Amine Bentounsi a été tué d'une balle dans le dos par un policier à Noisy-le sec, le 21 AVRIL 2012.
Se taire c'est accepté inacceptable, nous n'oublions pas, nous ne pardonnons pas.
Notre combat c'est pointer du doigt ces policiers qui tuent, mutilent et blessent en toutes impunité et cette justice qui acquitte sous la pression des syndicats policiers et des politiques.
L'opinion publique doit connaitre la vérité et les agissements de tout un corpus qui est prêt à tous pour tromper, dissimuler, et cacher la vérité en infantilisant l'opinion avec leurs justifications bidons, quand l'un dès leurs se rend coupable de violence physique, qui vont jusqu'au meurtre, un enfant de 4 ANS comprendrait qu'il y a quelques chose qui ne va pas quand vous avez des images, des témoins, etc...
Tout le monde comprend sauf les syndicats policiers.
Pour une justice impartiale et égalitaire pour tous sans exception
Rendez-vous le 26 AVRIL 2014 à 15h00 à la gare de Noisy-le sec.
Merci à tous pour votre soutien.
A partager!!!
Collectif URGENCE NOTRE POLICE ASSASSINE
Ne rien dire, ne rien faire c'est être complice!

Au desssus des lois?

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A FORCE DE NE RIEN DIRE ET DE NE RIEN FAIRE, VOILA CE QU'IL RISQUE DE VOUS ARRIVER

Le syndicat Alliance, évoquant dans un communiqué des propos "injurieux et diffamatoires", dit ne pas accepter "que des individus puissent écrire publiquement et en toute impunité que les policiers sont violents, insultants et meurtriers". Il déplore que "le préfet de police ait autorisé ce rassemblement" SAMEDI 5 AVRIL 2014 à 15h00 METRO ANVERS, et "s'étonne" que les autorités "n'aient pas fait diligence pour empêcher ces affichages publics et virtuels".
Réponse du collectif "URGENCE NOTRE POLICE ASSASSINE"
"Impunité" ça me rappelle un terme qu'on utilise souvent!!!et quand les policiers tuent en toute impunité, vous acceptez? quelle indécence vous avez à tenir vos propos syndicat alliance, on parle d'hommes qui sont morts tués par des policiers, des vies brisées, des familles traumatisées, honte à vous, vous devriez faire profil bas, au lieu de ça vous continuez à mentir et vous ridiculiser. Vous ne nous musellerez pas nous continuerons à crier haut et fort qu'il y a urgence! notre police assassine!!!" QUI NE DIT MOT CONSENT!

Valls attaque pour diffamation la sœur d'une victime de crimes policiers

Le 7 avril 2014, à 9h00, ce n’est pas le tireur qui a tué Amine Bentounsi[1] qui se trouvera devant le juge à la 17ème chambre du Tribunal de Grande Instance de Paris, mais la sœur du défunt, Amal.Cette dernière qui, dans son deuil, avait produit une parodie des campagnes de recrutement de la police nationale en utilisant des images réelles de violences policières, s’est retrouvée poursuivie pour diffamation par Manuel VallsElle y dénonçait l’impunité entourant les abus policiers qu’illustrent les dizaines d’affaires que répertoriait récemment Basta Mag et qu’ont dénoncés à plusieurs reprises Amnesty International[2], Human Rights Watch, mais aussi de nombreuses études et associations de terrain. 

Pour Farid El Yamni, également frère de victime qui a lancé une pétition[3] de soutien à Amal ce matin : « c’est tout de même fou de voir que le policier qui a tué Amine Bentoussi a simplement été muté alors qu’Amal est poursuivie pour avoir dénoncé des abus et la complicité de certaines institutions. Cela revient presque à valider que la liberté de tuer l’emporterait sur la liberté d’expression. Cela revient clairement à valider un deux poids, deux mesures

Le tireur dans l’affaire de son frère, pourtant mis en examen pour homicide volontaire par l’IGS il y a près de deux ans, n’a effectivement pas été inquiété depuis. Il a, au contraire bénéficié d’un véritable soutien politique, Nicolas Sarkozy proposant la création d'une "présomption de légitime défense" pour les policiers et François Hollande défendant un "renforcement de la protection administrative" en cas de mise en cause d'un fonctionnaire.

Amal Bentounsi qui, à la veille de son procès, a d’ailleurs lancé une nouvelle vidéo parodique[4], continue de se battre, via des mobilisations, marches, concerts portés par le collectif de familles de victimes Urgence ! Notre Police Assassine, pour la visibilité de ces affaires trop souvent enterrées. Le rapport d’Amnesty International « Des policiers au dessus des lois » dénonçait dès 2006 l’exceptionnelle lenteur des procédures contre des policiers mis en examen pour violences ou homicide. À titre d’exemple, il a fallu attendre 2013 pour que les policiers présents lors des incidents ayant mené à la mort des adolescents Zyed et Benna à Clichy-sous-Bois en 2005 puissent être mis en cause.

Amal Bentounsi tiendra une conférence de presse en présence de familles de victimes, ONGs et chercheurs le 2 avril 2014, à 11h au CICP 21 ter, rue Voltaire 75011 Paris.

 

Un an après le meurtre de Lahoucine, tué par des policiers

Hommage le 28 mars 2014.
Lahoucine Aït Omghar, tué par des policiers le 28 mars 2013 à Montigny-en-Gohelle.

Un an après les faits, la justice démontre son inefficacité, et sa lenteur dans l'instruction des dossiers quand les mis en examen sont des policiers.

Les policiers responsables de la mort de Lahoucine Aït Omghar, ce jeune entrepreneur de 25 ans, ses bourreaux continuent à exercer et ne semblent pas être inquiétés dans cette mise en examen "homicide involontaire, ayant entraîné la mort sans l'intention de la donner".

Les témoins présents sur place affirment que Lahoucine n'a jamais porté de coup aux policiers.

La famille de Lahoucine espère que justice et vérité soient rendues à leur fils, qu'on a stigmatisé et insulté, en effet le portrait qui a été fait de Lahoucine à travers les médias a choqué la famille endeuillée. Comment peut-on rendre une victime coupable de sa propre mort? Comment peut-on tenir compte d'une seule version, (celle des syndicats policiers) des faits, et ne pas tenir compte des témoins présents sur place? 

La police continue à tuer en France en toute impunité, la justice continue à les acquitter, l'État reste sourd et muet face à ces meurtres commis par le bras armé de l'État. 
Nous avons suivi cette affaire depuis le premier jour et continueront à la suivre et apporter tous notre soutien à la famille.
Collectif "urgence notre police assassine"

 

RÉACTION A LA SUITE DE LA MISE EN EXAMEN DE DEUX POLICIERS

 

RÉACTION A LA SUITE DE LA MISE EN EXAMEN TARDIVE DE DEUX POLICIERS 2 ANS APRES LA MORT DE WISSAM EL YAMNI BATTU A MORT A CLERMONT FERRAND

Réaction de laDirection départementale de la Sécurité Publique du Puy-de-Dôme. Voici le communiqué de presse diffusé mercredi 19 mars :

"Suite à l’affaire Wissam EL YAMNI, décédé en milieu hospitalier, après une arrestation de police en date du 1er janvier 2012, des policiers, auteurs de cette arrestation légitime, ont été mis en examen.
La Direction Départementale de la Sécurité Publique du Puy-de-Dôme confirme sa totale confiance en la justice et ne doute nullement de l’objectivité des magistrats saisis de ce dossier.
De fait, les policiers présumés innocents vont dorénavant pouvoir, avec leurs avocats, se défendre en ayant accès au dossier judiciaire en cours.
La hiérarchie de la Police Nationale entend réaffirmer que toute menace, toute insulte, toute fausse rumeur feront l’objet d’un dépôt de plainte et d’éventuelles poursuites en justice".

Source : http://auvergne.france3.fr/2014/03/18/affaire-wissam-el-yamni-un-2eme-policier-mis-en-examen-pour-coups-mortels-435659.html

Par le suivant : Réponse à la tyranie 

Farid, frère de Wissam tué par des policiers a Clermont Ferrand

 

"Tout de suite après la mort de mon frère causé par la police clermontoise, nous avons tendu la main grande ouverte à la police malgré les critiques que l'on faisait face. Malgré notre haine et notre souffrance, nous nous sommes forcé à les taire et à faire de l'assassinat une opportunité pour s'améliorer dans le vivre ensemble, on croyait tellement en vous et votre responsabilité. On pensait sincèrement qu'il y avait dans la police des bons et des mauvais et que la police ne se solidariserait pas de n'importe quoi, de n'importe qui. On pensait que la police allait se battre mordicus pour montrer son intransigeance face à l'inacceptable, elle aurait tant à gagner, on s'est trompé sur vous, vous ne méritiez pas notre respect. N'importe quel groupe se désolidarise de la barbarie de l'un de ses membres hormis la police clermontoise parce qu'elle est folle, tellement folle qu'elle s'attache à sa folie et qu'elle ne fait pas face au reflet de son miroir, tellement lâche qu'elle use de son pouvoir aujourd'hui encore pour se dédouaner malgré l'évidence. À partir du moment où la direction de la police ne combat pas en son sein les mauvais éléments en faisant preuve de transparence et d'intransigeance, à partir du moment où l'institution ne sait pas revenir sur ses erreurs, c'est l'institution tout entière qui porte la responsabilité du comportement de chacun d'eux. Ainsi, la police clermontoise assassine, c'est un fait la dénoncer n'est pas une insulte, mais la triste réalité. La police clermontoise est une mafia constituée de lâches et de voyous c'est un fait. Tant que la police clermontoise ne comprendra pas que l'on ne peut être heureux sans chercher le bonheur des autres elle sera haïe plus que craint, c'est la seule justice que l'on aura. Quelle est la qualité du bonheur à jouir d'une image fausse ? La police clermontoise ne se soucie que de l'image qu'elle nous donne, elle recherche seulement que la justice la dédouane comme si elle était parfaite, mais elle ne l'est pas, personne ne l'est d'ailleurs, aucun ne groupe ne l'est. Elle cherche à garantir cette image fausse à tout prix et elle y arrivera parce qu'elle a tous les moyens pour et que les gens bons, courageux, clairvoyants sont minoritaires. La police clermontoise ne comprend pas qu'elle est un des facteurs non négligeables de la délinquance qu'elle dit combattre en rendant les gens tarés, en nourrissant la haine et le ressentiment. Toutefois, vous êtes ce dont vous êtes et face aux injustices qui viennent et dont on est spectateur, nous vous offrirons notre mépris le plus grand et ce que vous appellerez insultes et dont on ne taira plus, il n'y a là que la vérité, que le vrai reflet de ce que vous êtes et que vous cachez. Derrière votre image que vous avez construite par votre propagande médiatique et judiciaire vous êtes une coquille vide sans saveur, vous n'êtes que de la merde. Au lieu de construire une image erronée, vous auriez dû construire un corps noble, mais cela nécessite une profondeur d'âme dont vous êtes dépourvu. Peu importe le prix, nous sommes différents de vous, nous sacrifierons nos vies face à notre liberté menacée. Vous avez pris notre gentillesse et notre amour que l'on  vous offrez sur un plateau pour de la faiblesse et un permis pour violer le peu de droits qui nous restaient. Face à de tels comportements vous nous ne laissez désormais pas d'autres choix que de ranger le drapeau blanc, le rapport de force dont on sait que l'on sortira perdant ne nous fait pas peur, peu importe les batailles, on restera debout digne et fier le glaive de notre liberté aux poings.

 

"Nous trouverons un chemin où nous en ouvrirons un" Hannibal

 

 

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VENEZ NOUS REJOINDRE A LA JOURNEE INTERNATIONALE CONTRE LES VIOLENCES POLICIÈRES LE 15 MARS DE 13H00 A 15H00

Campagne de communication nationale

« Urgence notre police assassine »

Urgence notre police assassine est tout d'abord un site internet visant à dénoncer l'impunité qui entoure les crimes policiers. Relayant les campagnes d'action menées par différents collectifs engagés contre les crimes policiers et les violences sécuritaires, 

En prévision d'un mois de mars consacré à la visibilisation des crimes policiers et des violences sécuritaires (manifestations) et de son procès le 7 avril au TGI de Paris, Urgence Notre Police Assassine lance une campagne de communication nationale et de sensibilisation.

Nous vous invitons à y participer en collant des stickers « Urgence notre police assassine » dans nos villes et campagnes à travers toute la France. Les personnes qui souhaitent participer peuvent nous laisser une adresse et le nombre de stickers qu'ils souhaitent coller pour que nous puissions leur envoyer tout le nécessaire. Nous invitons également les participants à prendre des photos et à nous les faire parvenir pour faire entendre leur voix et rendre notre campagne plus visible.

"Nous trouverons un chemin ou nous en ouvrirons un" Hannibal

urgence-notre-police-assassine@live.fr

Description

Concert de soutien, Amal Bentounsi elle-même soeur de victime (son frère a été tué d'une balle dans le dos le 21 avril 2012) a fait l'objet d'une plainte en justice pour oser faire porter la responsabilité à l'institution policières des crimes commis par ses agents. Au delà des innombrables obstacles que rencontre la quête de vérité des familles de victimes, se voir dénigré ou traîné devant les tribunaux après avoir subi la mort d'un proche constitue une ultime offense envers leur dignité et un mépris pour leur désir de justice. De site internet, Urgence notre police assassine est donc devenu un cri de révolte et de ralliement pour toutes les victimes de crimes policiers.

JUSTICE POUR WISSAM

Dans un contexte de dérives sécuritaires, et alors que le tribunal de
Marseille se saisit pour un "lancer de chat" et condamne l'auteur à un an de
prison ferme en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, on s'interroge
sur la capacité de la justice à produire des jugements express pour des
affaires mineures (le chat s'en sort avec une patte cassée), tandis que la
plupart des victimes de crimes policiers attendent justice durant des années,
pour finalement très rarement l'obtenir...

Quand le pouvoir exécutif le désire, et parce qu'il veut faire preuve
d'exemple, il arrive à obtenir des Tribunaux et du Conseil d'Etat une décision
avec une rapidité incroyable, mais lorsqu'il s'agit de faire la lumière sur
l'assassinat d'un "jeune de banlieue" par un policier, il faut parfois des
années pour espérer que ce même Conseil d'Etat se sente concerné.


Justice d'exception ?

Les Anonymous, dans leur combat pour la justice, ont décidé de soutenir la
famille El-Yamni dans sa quête de vérité.

Vous trouverez ci-après lehttps://www.youtube.com/watch?v=3QwjU7Ug2Gg&feature=youtu.be
Nous adressons nos chaleureux remerciements aux Anonymous pour leur engagement
et leur soutien !ur communiqué sur l'affaire :

 

SOUTIEN D'ANONYMOUS DANS L'AFFAIRE DE WISSAM EL YAMNI

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Info dernière minute le procès de la famille Saounera vient d'être reporté a une date ultérieur, ne nous manquerons pas de vous tenir informe

Classique! Quand ces policiers se rendent coupables de violences, ils portent plainte systématiquement contre les victimes

Vendredi 17 janvier à 13h30 au tribunal de Pontoise, se déroulera le procès des messieurs Saounera (père et fils) accusés par des policiers de violence envers agents dépositaires de l'autorité publique ! Mais selon les témoignages de la famille,ces policiers s'étaient comportés en voyous dirigeant violences physiques et insultes négrophobes à l'encontre de l'ensemble de la famille Saounera et une partie de son voisinage venu, à son détriment, faire entendre raison aux "forces de l'ordre" le 17 Octobre 2013 !

Soyons nombreux ce jour au 3 rue Victor Hugo 95300 Pontoise (terminus du train en partance de gare du nord-direction Pontoise). Ainsi nous apporterons notre soutien et témoignerons notre indignation, conscient(e)s que l'injustice dont a souffert la famille Saounera peut ou a déjà touché nombre d'entre nous.

La négrophobie est une arme (néo)coloniale d'aliénation et de destruction massive qui n'avoue pas son nom.

COLLECTIF ANTI NEGROPHOBIE (www.brigadeantinegrophobie.wordpress.com)

Un an après la mort de Wissam El Yamni, une enquête à reculons

Un an après la mort de Wissam El Yamni, une enquête à reculons

Un an après la mort du jeune clermontois, tombé dans le coma suite à son interpellation le 1er janvier 2012, aucun policier n'a été mis en examen ni même entendu par les juges d'instruction. Une nouvelle expertise, contestée par la famille de la victime, conclut à un malaise cardiaque. Le Défenseur des droits va mener ses propres auditions.

Comme un mauvais scénario qui se répète. Celui d'une justice excessivement lente et prudente dans les cas de violences policières. À Clermont-Ferrand, l'enquête sur la mort de Wissam El Yamni piétine. Interpellé dans la nuit du 1er janvier 2012, Wissam El Yamni, un chauffeur-routier de 30 ans, était resté dans le coma neuf jours avant de décéder à l’hôpital. Plus d’un an après l’ouverture d’une information judiciaire pour « violences volontaires ayant entrainé la mort sans intention de la donner par personne dépositaire de l’autorité publique » (un crime passible des assises), les conditions de sa mort demeurent mystérieuses.

http://www.mediapart.fr/journal/france/250113/un-apres-la-mort-de-wissam-el-yamni-une-enquete-reculons 


Politis :
http://www.politis.fr/Apres-la-bavure-l-impossible-quete,23755.html

Médiapart :
http://www.mediapart.fr/journal/france/250113/un-apres-la-mort-de-wissam-el-yamni-une-enquete-reculons
http://www.mediapart.fr/article/offert/824eb25a7b5b9d363fcc1733d0c975ca
http://www.mediapart.fr/journal/france/311213/mort-apres-avoir-ete-interpelle-bataille-dexpertises-medicalesCQFD
http://cqfd-journal.org/Wissan-est-mort-et-il-ne-se-passe

liberation :
http://www.liberation.fr/societe/2013/01/08/un-an-apres-le-deces-suspect-de-wissam-el-yamni-la-famille-en-quete-de-verite_872519

lemonde :
http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/06/15/mort-apres-une-interpellation-a-clermont-ferrand-le-corps-de-wissam-el-yamni-rendu-a-la-famille-six-mois-apres_1719486_3224.html

aljazeera :
http://www.aljazeera.com/indepth/opinion/2013/07/2013724132229777442.html 

 

Genevilliers attaque policière contre la liberté d'opinion



16 décembre 2013
Communiqué

Une nouvelle attaque policière contre la liberté d'opinion et de presse à Gennevilliers après l'arrestation du 17 avril dernier.

Ce lundi 16 décembre après-midi, Natacha, membre du syndicat Sud Éducation 92 et Ivan et Janos, membres du Réseau Résistons ensemble contre les violences policières et sécuritaires, diffusaient le petit bulletin mensuel du Réseau qui existe depuis 2002, et est à son 125ème numéro, intitulé “Crimes policiers, crimes racistes, 30 ans après rien n’a changé”. Ils le distribuaient devant la Cité du Luth à Gennevilliers (92) à la sortie du métro Les Courtilles sur le trottoir, sur le domaine public. Ils ont été arrêtés par 4 policiers de la BAC, puis ont été amenés sous la contrainte au commissariat de Gennevilliers et placés en cellule avec l'interdiction de téléphoner. Les empreintes et photos de Natacha ont été relevées alors que celles de Ivan et Janos l'avaient déjà été lors de leur arrestation dans la cité du Luth pour le même motif, le 17 avril (à ce jour toujours sans suites).
Pendant leur audition respective on leur a signifié l’accusation d’avoir diffusé le bulletin dont le contenu serait considéré par la police comme diffamatoire. On leur a également signifié qu’ils pourraient être convoqués pour la poursuite de cette affaire. Certains policiers n'ont pas hésité à affirmer que leur action était en représailles des critiques formulées dans le bulletin. À leur sortie, en dépit de leurs protestations énergiques, les policiers ont refusé de restituer le matériel saisi ainsi que de leur délivrer un reçu.
Une fois de plus la police foule aux pieds la liberté d'opinion, et affiche une volonté d'intimidation.
De notre point de vue, même sans partager l'orientation du bulletin, il s'agit de réagir à ces atteintes à nos libertés.

VIOLENCE POLICIÈRE SUR UN SDF

HONTE A VOUS!

Crimes policiers = crimes racistes 30 ans après la marche des beurs rien n'a changé

Trente ans après : la Marche oubliée, ses idées négligées

Trente ans après, triste ironie du sort, l'histoire de la Marche pour l'égalité semble presque se rejouer sous nos yeux. Nous sommes certes loin des multiples meurtres racistes qui, à cette époque, ont (ou auraient dû) endeuillé notre République mais les mêmes feuilles fanées jonchent le sol national.

Au racisme ambiant qu'étaient partis dénoncer les marcheurs de 1983, fait ainsi écho ce climat délétère qui corrompt la France chaque jour un peu plus. Si certains semblent (re)découvrir ce fléau autour des insultes négrophobes qui ont visé la Garde des Sceaux, la plupart des Français ont suivi, souvent impuissants, l'aggravation des actes et discours racistes. Rejet, désinformation, islamobsession croissante, chasse aux Roms et aux sans-papiers, bannissement des quartiers populaires, autant de sujets de société qui trouvent leurs racines dans ces penchants racistes.

Résonnent également les doléances en termes d'égalité des droits et de reconnaissance citoyenne. Exagèrerais-je si je constatais qu'en la matière, peu de progrès ont été accomplis ? Je ne le pense pas. Les marcheurs regrettaient, par exemple, que la justice ne soit pas si aveugle que ça. Comme si lorsqu'un descendant de colonisés était jugé - notamment face à des institutions -, elle soulevait légèrement le bandeau censé recouvrir ses yeux pour prendre sa décision. En 2013, colin-maillard se joue encore très bien. Et, s'agissant de la citoyenneté, rappelons simplement qu'après les promesses de 1981, 1983, 2012 et 2013 nous attendons toujours le droit de vote des étrangers. Ah ! j'apprends que cette fois c'est prévu pour 2014, après les municipales. Bon.

Retentissent enfin les râles de ces citoyens sur lesquels on lâchait pêle-mêle chiens, balles, haine, de ces victimes de crimes policiers. La Marche de 1983 est d'ailleurs partie de là, de l'exaspération générée par ces violences policières. Soulèvement silencieux, elle est venue, à sa façon, donner du poids à ces révoltes urbaines qui depuis 1979 secouent la France à chaque fois qu'un acte policier est perçu comme outrageusement injuste. Les récentes révoltes, celles d'Amiens (2012) ou de Trappes (2013) indiquent clairement que, sur cette question, rien n'est résolu. Poke ce gouvernement, issu du grand parti antiraciste français, qui préfère palabrer à la Mutualité et marcher dans Paris, plutôt que de mutualiser ses forces pour légiférer en faveur de l'égalité. Ah, si seulement la récupération des luttes s'accompagnait de la récupération des propositions qui leur sont affiliées...

S'ils ont parfois pris d'autres formes, les abus policiers, très majoritairement impunis, continuent de renvoyer de manière extrêmement brutale une partie de la population à ses origines supposées. Contrôles au faciès, insultes, propos racistes, agressions physiques, aucun de ces agissements ne s'est évaporé dans le bureau de feu M. Mitterrand. Pis encore, une vingtaine de français meurent encore chaque année suite à une interpellation ou à une garde à vue.

 

Article de Sihame Assbague/ http://www.huffingtonpost.fr/sihame-assbague/trente-ans-apres-la-marche-na-rien-produit_b_4361718.html
Depuis mars 2012, elle est l'une des porte-parole du collectif Stop le Contrôle au faciès. 

http://www.streetpress.com/sujet/114878-des-flics-matraquent-et-jurent-de-baiser-ta-femme-bienvenue-au-commissariat-de-cergy

Les cas de violences et bavures policières sont en forte augmentation.( voir actualités)
Ces policiers continuent en toute impunité a insulter, frapper, humilier, tuer sans aucune réponse de la part du ministre de l'intérieur et sans aucune sanction de la part de la justice, mais que fait l'état?
Ne rien, ne rien faire c'est cautionner, a croire que ces policiers se sentent au dessus des lois?
On peut se poser la question suivante, l'état est il complice? A croire que notre ministre de l'intérieur serait le ministre des policiers et en a que faire de la sécurité du citoyen lambda quand celui ci est agressé par ces mêmes policiers. Sourd, aveugle, et muet?
Quand Le ministre de l'intérieur veut soutenir ces policiers qui ont manifesté contre une décision de justice ou un policier a été mis en examen pour homicide volontaire le 21 avril 2012, Amine bentounsi a été tué d'une balle dans le dos à Noisy le sec.
Quoi de mieux que de se rendre au Commissariat de police de Noisy le sec d'où ce policier dépendait.
Quel message a la famille du défunt? Au citoyen lambda? qui peut être un jour sera confronté a des policiers qui se sentent au dessus des lois, à la justice Independante? A toutes ces familles de victimes qui demandent que justice soit faite? Nous attendons des sanctions ferme contre ces policiers. 

En-tête

Un jeune homme de 21 ans est mort lors d'une bagarre dans le Loiret, après avoir reçu une décharge de pistolet électrique tirée par un gendarme.

Dimanche 3 novembre, vers 02H00, une dizaine de gendarmes sont intervenus à La Ferté-Saint-Aubin (Loiret) pour séparer deux cousins qui se battaient dans la rue, après avoir passé la soirée chez des amis. Un des deux hommes, âgé de 21 ans,est mort après avoir reçu une décharge de pistolet électrique Taser tirée par un gendarme qui tentait de le maîtriser. 

"L'enquête doit établir s'il y a un lien de causalité directe entre l'usage du Taser et le décès. Pour l'instant, rien n'est avéré ni écarté", a indiqué Franck Rastoul, procureur d'Orléans. Une autopsie de la victime sera pratiquée mardi 5 novembre à l'institut médico-légal de Tours (Indre-et-Loire).

"Le Taser a été utilisé dans des conditions normales, dans un contexte de violence et d'attroupement", précise le procureur d'Orléans. Le gendarme auteur du tir a été entendu par les militaires de la section de recherches d'Orléans, chargés de l'enquête. "Aucune faute n'est, à cette heure, retenue contre lui", a ajouté Franck Rastoul. "Le Taser est en cours d'exploitation, notamment pour connaître précisément le temps d'utilisation", a-t-il ajouté. 
afp. 4/11/13 -

La police tue nos frères, humilie nos sœurs, mutile nos mères en France et nos dirigeants politiques restent aveugles, sourds et muets.

Collectifs "urgence notre police assassine"  

http://labanlieuesexprime.org/2013/11/04/une-maman-voilee-agresser-par-la-police-de-lille-a-le-visage-completement-tumefie/

 http://labanlieuesexprime.org/2013/11/04/une-maman-voilee-agresser-par-la-police-de-lille-a-le-visage-completement-tumefie/ 

Voilà comment les médias vous donnent le sentiment de faire leur boulot en apportant un témoignage sur cette affaire qu’ils qualifient de fait divers qui n’en est pas pour d’autres affaires, bref. En réalité ce que font les médias, c’est qu’à travers cette agression policière ils mettent insidieusement dans la tête des gens à  travers ces images et ces commentaires que islam = trafic de drogue ! Regardez  attentivement les images quand le « journaliste » parle de trafic de drogue, on voit quoi ? Eh bien on nous montre le cadre accroché au mur qui représente des versets du Coran. Je serais atteint du syndrome de la paranoïa oui bien évidement ! Bien sûr, le « journaliste » nous explique que la victime a le visage complètement tuméfié, cela serait dû à un trop grande prise de médicament relativisant les faits d’une agression violente. Il aurait pu nous dire que cela est dû au fait qu’elle mange trop de couscous.

http://labanlieuesexprime.org/2013/11/04/

 

Suite aux brutalités policières ayant touché la famille Saounera de Garges-Les-Gonesse - et une partie du voisinage - le jeudi 17 octobre 2013, une mobilisation est prévue CE SAMEDI 2 NOVEMBRE 2013, à partir de 15h, au 2 place Anatole France à Garges-lès-Gonesses

Les organisateurs, parmi lesquels le Collectif Anti-négrophobie, ont à cœur d'apporter un soutien à cette famille ainsi qu’aux voisins traumatisés, et d'informer la population des événements qui, bien qu'ils soient extrêmement graves, ne connaissent à ce jour qu’un très faible écho médiatique et politique.

La famille, qui a porté plainte pour violences et propos racistes de la part d’agents dépositaires de l’autorité publique sur des innocents âgés de 5 à 62 ans, est toujours sous le choc.

Le Collectif/Brigade Anti Négrophobie qui - parmi d'autres soutiens - accompagne la famille dans ses démarches, se dit outré de ces faits d’une violence ahurissante, d’autant qu’ils ont laissé des séquelles, tant sur le plan physique que psychologique.

Ce faisant nous invitons toutes celles et ceux qui se battent pour plus de Justice à venir apporter leur soutien en sachant que ce qui est arrivé à cette famille - et à leurs voisins - jeudi 17 octobre 2013, est déjà arrivé à d'autres hier... et peut malheureusement vous arriver demain.

S'il est fortement recommandé à toutes les victimes de "violences", quelles qu'elles soient, de trouver le courage de briser le mur du Silence, les victimes de "brutalités policières" ne doivent plus faire exception à la règle.

Voilà pourquoi lors de cette mobilisation statique du samedi 2 novembre 2013, nous et d'autres, serviront de caisse de résonance à ces familles que les médias et les politiques ont tant de peine à entendre.

RDV à 15h : 2 PLACE ANATOLE FRANCE à GARGES LES GONESSE (95), tout de suite à droite de la sortie de la gare de "Garges-Sarcelles" (RER D).

A faire tourner sans modération.

(Pour collaborer à cette action ou plus d'info, envoyez un message privé sur Brigade-antinegrophobie Collectif-antinegrophobie ou cliquez sur Soutien à La Famille Saounera de Garges les Soutien à La Famille Saounera de Garges les Gonesse

La famille Saounera, Comité de soutien à la famille Saounera

COLLECTIF ANTI NEGROPHOBIE

N'attendez pas d'être touché pour vous mobiliser, c'est maintenant rendez-vous ce samedi 2 novembre, a partir de 15h00, 2 place Anatole France a garges les gonesses. Faite tourner un Max, covoiturage possible.
Collectif "urgence notre police assassine"

Il arrivera un temps ou l'on devra sanctionner aux urnes nos dirigeants qui continuent a nous mépriser.

http://www.bfmtv.com/societe/un-policier-condamne-violences-un-garde-a-vue-629882.html

Afp, le 23/10/2013

Un policier de 39 ans a été condamné mardi à un an de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Paris pour des violences sur un gardé à vue en 2011.
Interpellé fin janvier 2011 dans une affaire de violences conjugales, cet homme, connu des services de police, avait été transporté au commissariat du VIIIe arrondissement de Paris en état d'ébriété.
La situation avait mal tourné avec le policier chargé de sa garde. Le gardé à vue avait ensuite été retrouvé le visage tuméfié et souffrant de plusieurs fractures au visage. Il s'était vu prescrire une incapacité totale de travail (ITT) de 15 jours. Il n'avait pas répondu aux convocations du juge d'instruction et ne s'était pas présenté à l'audience le 17 septembre devant le tribunal.   
Le fonctionnaire avait affirmé avoir répliqué, expliquant que le gardé à vue avait armé son bras pour lui porter un coup de poing et qu'il avait pu se blesser en chutant depuis le banc de la cellule. 
Le parquet avait requis une peine d'un an de prison, dont six mois avec sursis, ainsi qu'une interdiction définitive d'exercer, mesure qui n'a pas été retenue par le tribunal.

 

http://www.leparisien.fr/faits-divers/les-videos-choquantes-du-chef-du-protocole-10-10-2013-3213103.php

 

Voilà un policier qui ce livre a des pratiques qui mange son caca et "tue des bougnoules" pratique la scatologie c'est un fait.

Mais quand ce policier tient des propos racistes et qu'il fait des révélations sur le fait qu'il est obtenu la médaille du mérite en tuant des bougnoules, presque personne ne s'interroge sur qui sont ces bougnoules qu'il a tué?

Permettez moi de m'interroger encore une fois sur le ministère de l'intérieur et l'état , il y'a la quelque chose qui ne tourne pas rond, comment ce policier peut tenir de tel propos et qu'on retienne a son encontre uniquement ces pratiques de scatologie et qu'on s'intéresse en aucun a ces propos de meurtres?

Aveugle, sourd ou complice?

Ces policiers  qui se sentent au dessus des lois est de la responsabilité de l'état et de la justice.

Ne rien faire, ne rien dire c'est être complice.

Urgence notre police assassine mais que fait l'état?


Il arrivera un temps ou l'on devra sanctionner aux urnes nos dirigeants qui continuent a nous mépriser.

HONTE A LA POLICE FRANCAISE

Voilà comment la police française ce comporte, c'est un cas qui heureusement a été filmé pour la victime, si cela n'avait pas été le cas, ce policier aurait déposer plainte pour outrage et rébellion et demander des dommages et intérêts, cela aurait été la parole d'un flic contre un citoyen lambda.

Arrestation musclée près de Tours : "En France, on peut frapper des Noirs"

La justice française (et cette frange de la police qui se plait à commettre des bavures) ne pourra pas éternellement nous prendre pour des cons.

Qu'importe ce que l'on ne voit pas dans la vidéo, il nous semble que la légitime défense requiert que la riposte de la personne qui se dit agressée doit être proportionnelle à l'agression ? (qu'on nous le confirme)

Or à moins de se laisser bercer par la douce propagande d'Etat, ce qu'il se passe avant cette vidéo n'a rien à voir, à moins que l'on considère que la vengeance équivaut à de la "légitime défense". Et dans ce cas que chacun se le tienne pour dit.

Le fait que le chauffeur ait été ivre ou non, sans permis de conduire ou non, qu'il se soit débattu ou non, n'a rien à voir.

Ce que l'on voit sur cette vidéo, c'est que l'homme est (plus ou moins) maîtrisé (sauf preuve du contraire). La femme ne porte à ce moment là aucun coup (elle cherche à séparer le policier de cette homme, peut importe ce que l'on en pense). Nul ne sait si elle ou l'homme à terre ont porté des coups auparavant (ce qui reste de toute façon à prouver). Mais une chose est sur, c'est qu'au moment où ce policier se défoule sur elle, il semble certain qu'elle ne lui porte aucun coups (à moins que quelqu'un ne voit autre chose sur la vidéo). Si nous ne nous trompons pas dans notre version des faits, la riposte, n'est donc en aucun cas proportionnelle à l'agression. Et dans ce cas, tout laisserait à penser que la Justice française déguise en "légitime défense" ce qui pourrait être une bavure, voire une agression policière caractérisée.

Au cours de cet extrait vidéo, nous sommes en présence d'un policier qui perd clairement son sang froid - et bien évidemment pas sur n'importe qui - sur une jeune femme noire sans défense qu'il rue de coup de "tonfa" comme s'il voulait vérifier que cette "arme" est aussi solide que le mode d'emploi le lui a sans doute laissé supposer.

Pour notre part, et à moins que l'on nous prouve le contraire, nous disons que ce policier n'est pas en position de légitime défense mais bien en position d'agresseur. Le métier de policier n'a jamais été celui de "shériff" et encore moins celui de "vengeur masqué" ou de pseudo "James bond" qui pressé d'ouvrir son coffre de voiture pour tester sur une jeune femme noire sans défense un de ces derniers gadgets pour vérifier qu'il marche bien comme on le lui a dit au poste.

L'instant est aussi fatidique que grave et sérieux, car c'est dans ces genres de moment de crises que l'Etat français, la Justice française vérifie que l'on est prêt à avaler ses couleuvres comme des abruti(e)s lobotomisé(e)s.

A nous de montrer que nous sommes désormais capables de réfléchir par nous mêmes et non de croire aveuglément une justice qui ne nous a jamais rendu justice, que ce soit dans le verdict du contrôle au faciès (qui selon la justice n'est pas prouvé), des incendies du printemps -été 2005 qui ont vus périr 52 personnes majoritairement d'origine subsaharienne (dont 33 enfants) qui révélaient les coulisses d'une discrimination raciale institutionnalisée en matière de logement.

Cessons d'écouter la douce berceuse d'un Racisme d'Etat qui se plait à nous faire croire que tout va pour le mieux dans la meilleure des France, alors que les inégalité en matière de justice, d'emploi, de logement... vont toujours plein pot.

Nous ne demandons à personnes de prendre partie, mais juste de regarder cette vidéo les yeux grand ouvert.

Au moment ou ce policier se défoule sur cette femme comme si elle n'était qu'une carcasse de viande suspendu au crochet d'un abattoir, quelqu'un la voit il lui asséner ne serait-ce qu'un seul coup ou avoir un seul geste déplacé laissant "significativement" penser qu'elle est en phase de l'agresser. Car il se peut que n'ayons pas suffisamment porté attention à ce moment critique qui serait, à lui seul, susceptible de faire basculer cette acte de pure "brutalité policière" en acte de "légitime défense".

Par contre, si personne n'est en mesure de prouver le contraire en dehors des suppositions qui ouvrent tous les champs des possibles, nous considérerons qu'il n'y a pas légitime défense, mais plutôt légitime abus de pouvoir, et ce, quoi qu'en dise la Justice. Et dans ce cas comment pourrait on inviter quiconque à croire en une "Justice française" qui s'est toujours montré clémentes avec les "voyous", dès lors où ils portent l'uniforme ? Chacun sait désormais ce qu'il lui reste à faire...

Nous sommes prêts à entendre tous les avis à conditions qu'ils soient argumentés dans un sens ou dans l'autre.

La négrophobie est une arme (néo)coloniale d'aliénation et de destruction massive.

COLLECTIF ANTI NEGROPHOBIE (www.brigadeantinegrophobie.wordpress.com)

En-tête

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http://stoplecontroleaufacies.fr/slcaf/2013/10/04/communique-un-agent-public-en-fonction-controle-au-facies-les-syndicats-et-stop-le-controle-au-facies-saisissent-le-defenseur-des-droits/#more-2916

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Après la bavure, l’impossible quête de vérité pour les proches de Wissam El Yamni

http://www.politis.fr/Apres-la-bavure-l-impossible-quete,23755.html

 

Après la bavure, l’impossible quête de vérité pour les proches de Wissam El Yamni

Comme toujours dans les affaires de violence policière, le combat des proches de Wissam El Yanni, décédé il y a un an et demi, est long et difficile. 
[4e étape de notre tour de France des quartiers]

Marwa et Farid remuent ciel et terre. Recours judiciaires, contre-expertises, entrevues officielles, conférences de presse… Rien n’est superflu dans leur combat pour la vérité, un an et demi après le décès de leur frère suite à une interpellation.

Comme souvent dans ce type d’affaires, l’enquête est un nouveau calvaire pour la famille tant la justice et lente et l’enquête tronquée.

« C’est allé tellement vite… Mais ils l’ont bien tapé »

Les faits se sont déroulés aux pieds des barres de La Gouthière, un quartier du nord de Clermont-Ferrand, en pleine nuit de la Saint-Silvestre, le premier janvier 2012. Peu après 3h du matin, plusieurs véhicules de police, au moins 9 selon l’enquête, pénètrent dans le quartier.

Marouane, un ami d’enfance du défunt raconte : « Nous étions 5 ou 6 à passer la soirée sur le parking, on n’avait pas prévu de sortir, on s’est juste acheté une bouteille et puis c’est tout ».

Au passage des forces de l’ordre, Wissam leur jette une pierre. Une course poursuite s’engage et tourne court. Le chauffeur poids lourd de trente ans est aussitôt interpellé.

Wissam El Yamni

Wissam El Yamni

Les circonstances de l’arrestation sont troubles. Depuis sa fenêtre, à quelques dizaines de mètres de là, une riveraine voit une voiture de police s’engager sur un parking. « Wissam est sorti de la voiture et a fait quelques mètres en courant pour tenter de s’enfuir, il n’était pas menotté. Mais il a été aussitôt rattrapé », raconte Laure, qui assiste à la scène alors qu’elle fume une cigarette à sa fenêtre.

« Là j’ai vu les deux policiers frapper assez violemment Wissam. C’est allé tellement vite… Mais ils l’ont quand même bien tapé. Je l’ai vu se recroqueviller. » Selon elle, les deux policiers saisissent alors Wissam et le font rentrer dans le véhicule. « Il était mal en point », raconte la mère de famille qui réside sur le quartier depuis 15 ans.

La voiture quitte le petit parking et s’arrête au pied d’une tour, aujourd’hui détruite. « Je n’ai plus vu ce qui s’est passé, mais je sais que j’ai entendu des aboiements de chien », raconte Laure, entendue 3 fois par l’IGPN depuis les faits.

Sur le parking de l'école Jean de La Fontaine, une témoin dit
 avoir assisté à l'immobilisation violente de Wissam El Yamni.

Sur le parking de l’école Jean de La Fontaine, une témoin dit avoir assisté à l’immobilisation violente de Wissam El Yamni.

E.M

C’est quelques minutes plus tard que Marouane et ses amis arrivent au pied de la tour. « Des voitures avaient tourné en notre direction, mais elles ne nous ont pas contrôlés. Nous sommes donc allés voir ce qui se passait et nous avons trouvé des voitures de police, dont une avec l’autoradio branché à fond sur de la musique funk. Ils étaient très tranquilles. Un policier fumait une cigarette », raconte Marouane.

Les deux policiers de la brigade canine évoquent une interpellation musclée, mais relativement brève. Un autre témoin racontait pourtant à Médiapart, le 7 janvier 2012, avoir assisté une scène de lynchage collectif. « Les policiers sont descendus, ils ont mis de la musique à fond, de la funk, et ont démuselé les deux chiens. Ils étaient chauds, ils ont fait un décompte : “Trois-deux-un, go” et ils lui ont mis des coups », raconte le jeune homme selon le site. 

« La société ne nous a pas maltraités »

Après avoir parlé d’un « règlement de comptes » dans les premières heures, la thèse d’une violence policière se diffuse, alors que Wissam est encore dans le coma. Les quartiers nord de Clermont-Ferrand s’embrasent et il faudra un dispositif anti-émeute musclé pour étouffer la colère après plusieurs nuits.

Dans les mois qui suivent le drame, le pré-rapport d’autopsie et l’IGPN concluent à une possible mort par compression de la carotide des suites du « pliage », qu’un policier déclare avoir pratiqué pour immobiliser Wissam lors de son transport vers le commissariat. Mais les proches de Wissam n’en croient pas un mot. Trois mois après les faits, ils demandent une contre-expertise et s’engagent sur le volet « scientifique » de l’affaire. Photos à l’appui, ils veulent démontrer que Wissam présente d’importantes marques de coups et des lésions au niveau du cou, témoignant selon eux d’une strangulation.

 

« Nous faisions confiance en la justice, nous ne sommes pas des gens que la société a mal traités, mais ça a été la désillusion », raconte Farid El Yamni. Car l’enquête est truffée d’irrégularité. Ils dénoncent en particulier une expertise basée sur des photos antidatées, prises 10 jours après les faits, alors que Wissam était plongé dans le coma, en soins intensifs, et que ses blessures cicatrisaient.

 

« Nous avons pris des photos dès le 3e jour, car le personnel de l’hôpital nous avait dit qu’il y avait quelque chose d’anormal », raconte Marwa, la sœur cadette de Wissam.

Et la liste est longue. « Il n’y a pas eu d’analyse de la voiture avant qu’elle soit réutilisée ; nous n’avons pas pu avoir accès à la vidéosurveillance du commissariat et à une partie des conversations radios entre les voitures de police ; certains GPS étaient en panne dans les véhicules de police… », énumère Marwa.« Nous avons demandé une série d’actes à la justice, ils nous ont tous été refusés », enrage aussi Farid.

Les deux policiers mis en cause n’ont pas été mis en examen, ni entendus par les 3 juges d’instruction successifs qui ont suivi l’affaire. « La juge se contente de juger sur les conclusions des experts et de la police des polices, il n’y a aucune enquête contradictoire », s’emporte Farid.

La deuxième explication ne convainc pas la famille

Dix mois après les faits, une version différente est établie, par une expertise complémentaire, qui sera abondée, en avril 2013, avec les conclusions de la contre-autopsie réalisée en juin 2012 à la demande des familles. Wissam El Yamni serait mort du « cocktail toxique » d’alcool et de cocaïne. Et les traces constatées au niveau du cou seraient des marques de frottements de vêtements.

14 janvier 2012 à Clermont-Ferrand, manifestation pour « la vérité et la justice »

14 janvier 2012 à Clermont-Ferrand, manifestation pour « la vérité et la justice »

AFP PHOTO THIERRY ZOCCOLAN

La famille a déposé un dossier rejetant ces conclusions et s’apprête à présenter à la presse des éléments nouveaux, issue d’une contre-expertise financée sur ses deniers propres. « La justice est lente et fait tout pour qu’on se décourage. Mais nous sommes déterminés. Nous irons jusqu’en Cour européenne s’il le faut. », assure Marwa.

Avec le soutien d’un collectif « Vérité et justice pour Wissam El Yamni », elle poursuit sa contre-enquête avec une détermination qui semble redoubler à mesure que le dossier s’enlise. Une énergie rare. Entre les honoraires des avocats à payer, le coût des contre-expertises et la lourdeur du face à face avec les institutions, beaucoup auraient abandonné.

« Nous ne sommes pas seuls dans ce cas. Mais c’est très difficile pour les familles de se battre », raconte Marwa. Alors, les deux frères et sœurs promettent de maintenir leur pression sur un dossier sensible à Clermont-Ferrand et de faire de leur quête une affaire nationale, même s’ils veulent éviter d’en faire un combat politique.

Clermont-Ferrand, 10 janvier 2012.

6 mois avec sursis pour ce policier mis en cause dans la mort de Moushin et Lakharamy

Encore une fois la justice nous prouve qu'il y a une quasi impunité envers ces policiers, lorsqu'ils commettent, meurtres, bavures, violences physiques,cette décision de justice nous le prouve encore une fois, en France les policiers sont au dessus des lois.

 

Accident mortel de Villiers-le-Bel en 2007 : 6 mois avec sursis pour le policier

Le tribunal de Pontoise a condamné vendredi à 6 mois de prison avec sursis le policier impliqué dans l'accident de Villiers-le-Bel (Val-d'Oise), dans lequel deux adolescents avaient été tués en 2007, déclenchant deux jours d'émeutes.

 
Photographe : Martin Bureau :: La voiture de police endommagée suite à une collision avec une moto à Villiers-le-Bel, près de Paris, le 25 novembre 2007photo : Martin Bureau, AFP
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Lors de l'audience le 7 juin, le procureur avait demandé implicitement la relaxe pour le fonctionnaire, insistant sur la "prise de risque" et le "comportement routier aberrant" des deux adolescents, mais n'avait pas réclamé de peine.

 

 

La police tue encore et encore

http://www.leparisien.fr/reactions/val-de-marne-94/un-policier-tire-sur-un-homme-arme-d-une-hache-a-chevilly-23-07-2013-3002837.php

C'est étonnant dans ce genre d'affaire, c'est toujours la version des policiers qui est retenu. 

TRAPPE: Un passant tabassé par 7 policiers

http://www.ajib.fr/2013/07/trappes-police/

Est ce qu'on va enfin tenir compte des témoignages de ceux qui subissent au quotîdien, l'acharnement de ces policiers enragés, qui se sentent au-dessus des lois? 

Monsieur Valls, on n'a envie de vous entendre a ce sujet ? 

 

Propos islamophobe tenus par des policiers sur Facebook sur l'affaire de Trappes

En-tête

La police tue nos frères, humilie nos sœurs, mutile nos mères en France et nos dirigeants politiques restent aveugles, sourds et muets. 

Police islamophobe

La déferlante islamophobe s’accentue : le CCIF a été saisi par Hajar, la jeune femme victime d’un contrôle d’identité musclé par la police nationale à Trappes. A la suite de ce contrôle, son mari a été mis en garde à vue pour avoir osé s’opposer à la violence et aux provocations des policiers. Voici son récit :

Je fais appel à vous car j'ai subi une injustice de la part de la police. Ils ont voulu nous contrôler à cause de mon voile intégral. Comme d'habitude, j’ai coopéré. J’allais lever mon voile lorsque j’ai vu l’un des agents pousser violemment ma mère.

J'ai dit aux autres agents de regarder ce qui se passait derrière, que ça n'allait pas se passer comme ça, qu’il ne fallait pas toucher à ma mère qui n’a rien a voir avec le contrôle, sachant que elle était devant nous. 

L’un des agents s’est alors énervé sur mon mari, juste parce qu'il a dit, à propos de ma maman :

 "Ne la touchez pas ! Pourquoi vous la touchez alors qu’elle n’a rien à voir avec le contrôle ?"

 Le policier a alors dit a mon mari, de manière très agressive et en bombant le torse : « Tu vas faire quoi ? ».  Je me suis interposée entre eux pour ne pas que ça dégénère.

Une fois que le policier en a fini avec ma mère, il vient vers moi et fait de grands gestes devant mon visage en me tenant un langage agressif. Apeurée, je lui ai demandé de se taire. Il m’a alors attrapée par le voile au niveau de la tête et traînée avec une force monstrueuse, avant de me plaquer sur le capot de la voiture en me criant : "C'est à moi que tu parles ?? C'est à moi que tu parles, hein ? » 

Je me suis retournée puis j’ai aperçu mon mari maintenu à terre par deux policiers qui le menottaient.

Une fois dans la voiture, ils nous criaient dessus comme si on était des chiens. Ils menaçaient mon mari en disant "Qu'est-ce que tu vas faire maintenant p’tite tafiole, hein ? ", tout cela avec les poings serrés et en donnant des coups, dans la voiture.

Une fois arrivés au commissariat, les agents m'insultent de fantôme. Je ne cesse pas de demander à Dieu de l'aide contre cette violence.

 

 A la suite de ces actes, le mari de la victime a été placé en garde à vue  et doit être entendu en comparution immédiate ce samedi.

Les personnes qui se sont rendues au commissariat, y compris l’imam de la mosquée de Trappes qui a tenté d’apaiser la situation, ont été congédiées sans ménagement. Un jeune semble également avoir été blessé à l’œil par un tir de flashball.

Nous appelons la police nationale à remplir sa mission de protection de la population sans provocations ni intimidations. Nous interpellons également son Ministre de tutelle, Manuel Valls qui, il y a deux jours, exprimait toute « l’affection » qu’il prétend avoir pour les musulmans, tout en étant incapable de mettre un terme à cette déferlante islamophobe qui touche la France depuis des mois, ne laissant pas une semaine sans faire de nouvelles victimes.

Nous lançons également un appel à témoins : Si vous avez assisté aux scènes de violences ou si vous avez des informations (vidéos, témoignages, …) qui permettront de mettre en lumière les responsabilités dans cette affaire, merci de nous écrire à contact@islamophobie.net afin que les agresseurs ne restent pas impunis et que la victime ne se retrouve pas, comme c’est le cas dans plusieurs autres affaires où la responsabilité de la police est en cause, sur le banc des accusés.




1 an déjà, aucune réponse de la part de la justice.

DES POLICIERS AU DESSU DES LOIS?

Jeudi dernier, le 6 juin, il est midi et demi quand Fahmi G, 38 ans, ouvrier dans le bâtiment, habitant de Nanterre (92) est en voiture avec un collègue afin de se rendre à Auxerre en Bourgogne pour travailler sur un chantier. Ils décident d'aller faire quelques courses avant de prendre la route. 

A la limite de Rueil Malmaison, une altercation éclate avec un conducteur de camion qui aurait été selon les premiers éléments de l'enquête "aspergés de gaz lacrymogène", à cause d’une banale querelle de circulation.

Ce dernier appelle la police qui arrive assez vite sur place.  Selon le journal Le Parisien, qui livre la version de la police dans son édition des Hauts-de-Seine du 7 juin, «l'homme qui a aspergé le conducteur du camion de gaz lacrymogène a pris la fuite avec un complice à bord d'une Clio.

Un équipage de police repère la Renault et se lance à sa poursuite. Le conducteur s'engouffre dans l'allée Jacques-Prévert, un cul-de-sac à la limite de Rueil-Malmaison. Il fait demi-tour et se retrouve face aux policiers qui bloquent l'issue. Il fonce sur les forces de l'ordre qui se retrouvent prises au piège. Tandis qu’un policier est légèrement blessé à la jambe, son collègue tire à deux ou trois reprises ».

Une version que réfute en bloc Fahmi, qui se trouvait lui, côté passager. Jointe par téléphone, la police judiciaire des Hauts-de-Seine, qui pourtant avait largement communiqué au moment des faits, ne souhaite pas « pour le moment » faire de commentaire. 

Une enquête de la police des polices est actuellement en cours. Touché par balle à la cuisse droite et à la fesse gauche, Fahmi est transporté d’urgence à l’hôpital Georges Pompidou de Paris. Après deux opérations et la perte d’un testicule, le jeune homme, encore très affaibli, a accepté de répondre au Courrier de l’Atlas. Nadir Dendoune, notre reporter, lui a rendu visite dans sa chambre d’hôpital. Interview exclusive.  

Comment vous sentez-vous ?

Déjà, je ne comprends pas que seule la version de la police soit relayée dans les médias. Je croyais que la base de votre métier, c’était de donner la parole à tout le monde. Comment je me sens ? Je suis en colère. Très énervé. Et puis, je dors très mal. Je me réveille en pleine nuit en repensant à ce qui s’est passé jeudi dernier.

Les coups de feu, moi, qui sort de la voiture après en rampant et qui m’effondre par terre. J’ai du me faire un garrot pour que ma cuisse s’arrête de saigner. Les docteurs m’ont dit que ça m’avait sauvé la vie. Je me sens abattu aussi parce que j’ai perdu un testicule. Et je sais que ma vie ne sera plus jamais comme avant…

 La police affirme que la voiture dans laquelle vous vous trouviez leur a foncé dessus. D’ailleurs, un des policiers a été blessé. C’est pour cette raison qu’ils auraient riposté....

Mon collègue qui conduisait a été pris de panique en voyant sortir quatre policiers armés. Il a continué sa route. C'est là que les forces de l'ordre ont commencé à nous tirer dessus. A bout portant. J’ai reçu plusieurs balles, une qui est entrée sur le côté droit de ma cuisse avant de ressortir et atteindre mon testicule gauche.

Les médecins n’ont pas eu d’autre choix que de l’enlever. J’ai encore du mal à croire que cela m’est arrivé. L’autre balle a atterri sur ma fesse gauche. Celle-ci est restée à l’intérieur. Il y a même une troisième balle qui m’a frôlé le crâne. Ils m’ont tiré dessus à bout portant alors que je me trouvais du côté passager.

Nous n’étions pas armés. Pour moi, c’est clair, ils ont cherché à me tuer.

 Vous avez décidé de porter plainte à l’IGS, la police des polices…

Oui, le lendemain de mon hospitalisation, le vendredi 7 juin donc, j’ai reçu la visite de deux inspecteurs de l’IGS. Ils m’ont dit que ce n’était pas normal qu’on m’ait tiré dessus. Ils m’ont invité à déposer plainte. J’ai reçu la visite deux heures après leur départ de quatre policiers.

Ils venaient me mettre en garde à vue et désiraient prendre ma déposition. J’ai trouvé cela très déplacé au regard de ce qu’ils m’avaient fait. Ils m’avaient tiré dessus et ils osaient venir ici dans ma chambre d’hôpital ! Je me suis énervé et j’ai appelé une infirmière pour leur demander de sortir. Ils se sont exécutés.

 Irez-vous jusqu’au bout ?

Oui, je suis déterminé. J’ai porté plainte pour tentative d’homicide. Ce qui m’est arrivé est trop grave. J’espère juste que la justice fera son travail. J’entends souvent que les policiers dans notre pays sont au dessus des lois. Pour moi, il n’y a personne qui est au dessus des lois : tout le monde à des comptes à rendre.

Propos recueillis par Nadir Dendoune

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LE PROCES AURA LIEU LE 7 AVRIL 2014 AU TGI DE PARIS A 9H00

Le procès de Villiers le bel une belle Mascarade

Le procès de Villiers le bel une belle Mascarade! 
Le 6 et 7 juin 2013, s'est tenu le procès de Franck Viallet. Le policier, poursuivi pour homicides involontaires comparaissait au Tribunal de Pontoise. Le 25 novembre 2007, à Villiers le Bel, M.Viallet, le conducteur d'une fourgonnette de police avait percuté la moto de deux jeunes, Moushin  et Lakamy, entrainant la mort des deux adolescents. Franck Viallet est accusé de n'avoir pas respecté la limite de vitesse autorisée au moment de la collision (selon un rapport d'expertise, le véhicule de police roulait à près de 64 km/h au lieu des 50 km/h autorisés). Ouverture du procès : le ton est donné. Assise dans la salle, j'écoute la présidente qui demande à ce policier de revenir sur les faits, sourire aux lèvres, elle veut savoir si M.Viallet se souvient des détails de la collision.  Elle dit comprendre la difficulté à souvenir de "faits qui remontent à très longtemps". A ma grande stupeur, je fait la comparaison (ayant assisté a d'autres procès ou des jeunes sont jugés pour vol ou usage de stup) avec la différence de ton: nous ne sommes pas tous égaux face a la justice. Je note également  la présence des syndicats de policiers ainsi que des collègues venus en nombre soutenir  ce policier. C'est au tour de L'avocat du policier. Il s'adresse aux familles des victimes. Voici ses propos : "Je m'incline devant la douleur des familles en mon nom et celui de mon client, qui depuis ce 25 novembre 2007, ne dort plus. Sa vie n'est plus la même, il ne dort pas la nuit etc....". Ou comment inverser les rôles: a croire que M.Viallet est devenu la victime! L'avocat continue en précisant " que si ces collègues sont venus le soutenir c'est pas par esprit corporatif mais par amitié". CQFD.
Une proposition d'indemnisation est faite aux familles et il s'agit de savoir si elles peuvent l'obtenir. Il revient sur la responsabilité des jeunes: non respect du code de la route, ils ne portaient pas de casques....Pour lui,  la seule erreur du policier a été de ne pas savoir a quelle allure il allait au moment du choc. En gros il s'agirait d'un simple accident de la circulation, comme il peut y en avoir tous les jours! Il précise enfin, "que bien entendu, les familles peuvent obtenir une indemnisation, même si responsabilité  est clairement établie! : "vous savez, continue-t-il, vos enfants s'ils étaient resté en vie, seraient devant la Cour. Ils n'auraient pas droit à une indemnisation mais du fait qu'ils sont morts, et que la famille n'a pas fait trop fait de bruit et que vous avez été digne jusqu'à la fin, on va quand même vous indemniser! Stupéfaction, je suis choquée, écœurée, envie de vomir. Je repense au procès du policier qui a abattu mon frère d'une balle dans le dos. Je ressort de là, déterminer a ce qu'on m'entende au nom de toutes ces familles de victimes qui continuent à croire que la justice condamnera un jour ces policiers meurtriers qui se sentent "Au dessus des lois". Alors que la justice continue à relaxer,  donner des permis de tuer en toute impunité.  Une justice ferme et sans pitié avec le citoyen lambda et une justice complaisante avec ces policiers "bien sous tous rapport". 
Une colère me pousse a me mettre en bas des marches du palais de justice de Pontoise où je brandis cette banderole. Il y écrit: " Que justice soit faite, Non aux flics voyous".  Un attroupement de CRS se forme devant moi, des journalistes filment, des lycéens viennent me poser des questions. Un geste symbolique, pour transmettre ce message a cette justice qui se dit impartial. Moi qui avait cru comprendre au congrès de l'union syndicale de la magistrature qui avait eu lieu au mois d'octobre dernier, que "l'indépendance de la justice c'est maintenant".  Utopie ou réalité? L'avenir nous le dira. 
Amal Bentounsi 
Collectif " urgence notre police assassine"

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Mercredi 5 juin 2013 hommage à Youssef Mahdi contrôlé, mort noyé, 1 an déjà.

A Melun, lundi 5 juin 2012, 4 jeunes hommes passent la soirée sur les quais de la Seine. Avertie par la police municipale, la nationale qui patrouille dans le coin comme tous les soirs, les contrôlent. Youssef Mahdi 24 ans, veut leur échapper, il se jette dans la Seine. Il perd pied, son frère et un brigadier sautent à leur tour mais rien n’y fera : il s’est noyé. Le lendemain, des proches, des voisins se rassemblent à Dammarie-les-Lys, ville voisine où Youssef vivait, dans la cité de la Plaine du Lys.
Rassemblement, le MERCREDIi 5 juin 2013  à 17 heures, à Dammarie-les-Lys (77)

transport  depuis Paris :
Gare de Lyon,  train, direction Montargis; dép: 13h19 arrivée à Melun 13h45, puis à pieds  20min
ou
RER D, Châtelet les Halles , direction Melun.

Commémoration de la mort de Amine BENTOUNSI du 20 avril 2013

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COMMEMORATION DE LA MORT DE AMINE BENTOUNSI

 Le 20 AVRIL 2013 à 14h00, rendez-vous à la Gare de Noisy-le-sec 

Commémoration de la mort de Monsieur Amine Bentounsi, lâchement tué d'une balle dans le dos par un policier qui prétendait être en état de légitime défense.

Sa version a éte mis à mal par les résultat de l'autopsie et le témoignage d'un automobiliste qui se prend une balle sur sa voiture et  qui confirme que Amine Bentounsi était de dos et non de face.

Ce policier malgré un chef d'inculpation d'homicide volontaire est toujours libre, il continu a percevoir son salaire en attendant son procès.

 




Tous unis contre ces crimes policiers, venez nombreux!!!

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Procès des policiers mis en cause dans la mort de ZIED ET BOUNA

ZYED ET BOUNA (CLICHY- 93)
Rendez vous mercredi 31 OCTOBRE devant le palais de justice de Paris, 4 Boulevard du Palais, 75001 Paris à partir de 9h00 contre l'appel des policiers dans l'affaire de Zied et Bouna, de façon à soutenir les familles soyez nombreux, c'est très important dans ces affaires c'est triste il y a toujours plus de policiers qui viennent soutenir leurs collègues, alors ce jour la svp, faites un effort "tous uni contre ces crimes policiers" c'est pas en restant chez soi qu'on changera les choses!!!

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Pour la relaxe d’ Arezki Kerfali !( 61 ans en 2009 et handicapé à 60%)

POURSUITES JUDICIAIRES SUITE A UN CONTROLE ROUTIER MUSCLE

Interpellé par la police nationale le 9 juin 2009 à Argenteuil, lors d’un contrôle routier musclé, Arezki Kerfali, 61 ans au moment des faits, handicapé à 60%, est sorti de sa garde à vue 24 heures plus tard, avec plusieurs hématomes sur le visage et le reste du corps. Convoqué le lendemain au commissariat d’Argenteuil, il apprend que son ami et compagnon Ali Ziri, retraité de 69 ans interpellé au même moment que lui est décédé le 11 juin à l’hôpital d’Argenteuil. L’expertise médicale révèlera que cette mort est due à « un arrêt cardio circulatoire (…) par suffocation » et relèvera 27 hématomes sur son corps. Quelques jours après les faits, Arezki Kerfali, a tenté en vain, de porter plainte contre les policiers impliqués.

Amnesty International rapporte que l’avocat de Monsieur
Kerfali a fini par déposer lui-même une plainte auprès du
parquet à laquelle aucune suite n’a été donnée.
3 ans après, la lumière n’est toujours pas faite sur les
circonstances ayant entraîné la mort d’Ali Ziri. Et malgré l’avis de la CNDS et celui des experts médicaux pointant la responsabilité des policiers, c’est Arezki Kerfali, la victime qui est de nouveau convoqué devant le TGI de Pontoise pour « outrage à agent », lors de l’interpellation qui a coûté la vie à son ami Ali Ziri.

Nous dénonçons l’absence d’enquête indépendante et le
blocage de l’action de la justice, dès lors que des policiers sont en cause !
Nous dénonçons l’utilisation de l’outrage par les policiers pour décrédibiliser les plaintes des victimes de violences policières.
Nous réclamons la relaxe pour Monsieur Kerfali, la justice pour feu Monsieur Ziri et pour Monsieur Kerfali.


     COLLECTIF VERITE ET JUSTICE POUR ALI ZIRI


       Appelle à un rassemblement de soutien
 à M. Kerfali le Jeudi 18 Octobre 2012 à 9 heures
     Tribunal de Grande Instance de Pontoise

                   SOYONS NOMBREUX!

COVOITURAGE DES 8 H
A PARTIR DES 2 GARES D’ARGENTEUIL
Contact
ATMF
01 39 82 81 48
collectifaliziri@yahoo.fr
collectif-ali-ziri.over-blog.com

Justice et vérite pour WISSAM

22 septembre 2012 à 14h30 Palais de Justice à Clérmont Ferrand 

C'est un devoir, on n'est tous concerné par ce même combat, c'est tous ensemble que notre combat pourra être entendu.

Merci de votre particpation.

Bien cordialement,

Urgence notre police assassine

UN COMBAT COMMUN

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